Afrique

Burkina Faso : Barkhane annonce avoir éliminé 40 djihadistes impliqués dans les attaques au Bénin

Soldats de la force Barkhane en mission à Gao (Mali) en mai 2017. La force barkhane a neutralisé 40 djihadistes responsables de la mort de 9 personnes dont un français au Bénin les 8 et 11 février 2022.
Soldats de la force Barkhane en mission à Gao (Mali) en mai 2017. La force barkhane a neutralisé 40 djihadistes responsables de la mort de 9 personnes dont un français au Bénin les 8 et 11 février 2022.
© Christophe Petit Tesson, Pool via AP

Les soldats français de la force Barkhane ont éliminé au Burkina Faso 40 djihadistes impliqués dans les récentes attaques dans le nord du Bénin qui ont fait 9 morts, dont un ancien militaire français les 8 et 11 février dernier.

La force Barkhane aurait été alerté par "alertée par ses partenaires béninois et burkinabè" sur la présence au sud du Burkina Faso des hommes responsables des attaques des 8 et 11 février. Selon le communiqué de l’état-major de l’armée française, le dispositif militaire française  "a engagé des capacités aériennes de renseignement pour localiser ce groupe armé".  La force Barkhane a ensuite "engagé" ses forces aériennes pour frapper l'ennemi.

Opérations avec des drones et des avions de combats


"Dans la matinée du 10 février, après avoir localisé et identifié une première colonne de terroristes se déplaçant à moto, en accord et en coordination permanente avec les autorités burkinabè, une première frappe aérienne a été effectuée par un drone Reaper alors que la colonne venait de pénétrer sur le territoire burkinabè", et "une dizaine de terroristes ont été neutralisés", selon l'état-major français.

"L'engagement d’une patrouille de chasseurs Mirage 2000 a permis de procéder à trois nouvelles frappes visant des regroupements de terroristes à proximité du lieu de la première frappe", au cours desquelles "plus d'une trentaine de terroristes ont été neutralisés, un pick-up et plus d'une dizaine de motos ont été détruits", ajoute le communiqué.

Pour le Général Dominique Trinquand, cette opération montre que la collaboration des forces Barkhane et Tabuka avec l'armée malienne fonctionne pour combattre le djihadisme. Il faut maintenir ces forces sur le terrain afin d'éviter que le Golfe de Guinée ne tombe entre les mains des djihadistes. 
 
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Général Dominique Trinquand - ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU à New York
© TV5MONDE - Silvia Garcia 12/02/2022
Le Bénin était jusqu’à récemment considéré comme un îlot de stabilité en Afrique de l'Ouest, région où opèrent de nombreux groupes djihadistes liés à Al-Qaïda et à l'organisation État islamique (EI). Mais une récente série de raids frontaliers dans les pays situés au sud du Sahel a confirmé les craintes que des groupes djihadistes sévissant au Mali, au Niger et au Burkina Faso cherchent à progresser vers la côte.

Lire : Afrique de l'Ouest : comment freiner l'expansion des djihadistes vers les pays du Golfe de Guinée ?

La France, qui combat les groupes djihadistes au Sahel depuis neuf ans, pourrait bien annoncer dans les prochains jours le retrait de ses troupes du Mali, alors que la junte au pouvoir à Bamako témoigne d'une hostilité croissante à l'égard de la présence française. 

Paris conserve néanmoins la ferme intention de continuer à lutter contre la propagation du djihadisme dans la région. L'état-major français souhaite y renforcer ses activités de coopération et fournir des capacités-clés aux état-majors locaux, selon des sources concordantes.

La priorité de la France reste de "poursuivre la lutte contre le terrorisme" aux côtés des pays africains, a souligné mardi le chef d'état-major des armées françaises, le général Thierry Burkhard, lors d'une visite en Côte d'Ivoire.