Afrique

Burkina Faso : des attaques djihadistes font au moins six morts et des milliers de déplacés

Peu avant ces attaques, cinq militaires avaient déjà été tués par des djihadistes dans le nord du Burkina le 21 mai. Capture d'écran AFPTV. 
Peu avant ces attaques, cinq militaires avaient déjà été tués par des djihadistes dans le nord du Burkina le 21 mai. Capture d'écran AFPTV. 

Les djihadistes auraient opéré dans le nord du pays, dans la province du Bam et à Seytenga, près du Niger. Le bilan n'est pas encore précisément établi, mais les populations locales ont fui les localités concernées. 
 

Selon des sources militaire et locale, au moins six personnes ont été tuées samedi 11 juin au Burkina Faso. Plusieurs attaques ont été attribuées à des djihadistes dans le nord du pays. 

Attaque à Alga

Une source sécuritaire a ainsi indiqué à l'AFP qu'"une attaque terroriste avait coûté la vie à six civils à Alga", une localité située dans la province du Bam.

"Les terroristes venus en grand nombre ont attaqué le village de Boulounga et le site d'orpaillage de Alga", séparés d'un kilomètre, a expliqué un habitant joint par l'AFP. "Ils ont incendié des maisons et pillé des biens sur le site d'orpaillage". Il évoque également "au moins quatre blessés". 

Selon cette même source, des habitants quittaient le village dimanche 12 juin, vers la grande ville de Kaya à une centaine de kilomètres. 

(Re)voir : Burkina Faso : l’armée repousse une attaque djihadiste

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Cinq soldats ont été tués au Burkina Faso lors d'une attaque jihadiste.

Seconde attaque près de la frontière nigérienne

Une autre attaque a également eu lieu dans la nuit de samedi 11 à dimanche 12, à Seytenga (nord-est près du Niger), d'après un communiqué du gouvernement.

"Dans la nuit du 11 au 12 juin 2022, des individus armés ont fait irruption dans la commune de Seytenga (province du Seno) pour s'en prendre aux populations civiles", explique le communiqué publié dimanche. "A l'étape actuelle, un bilan officiel ne peut être établi au regard de la complexité de la situation".


Selon une source sécuritaire, l'attaque a fait "plusieurs victimes", sans donner de bilan précis. 

Après cette attaque, les populations de Seytenga ont fui vers Dori, l'autre grande ville du nord du Burkina Faso. Un élu local, joint à Dori, a confirmé "l'arrivée massive de plus de 2 000 personnes dans la ville". Il assure que "les autorités et les ressortissants sont à pied d'œuvre pour aménager un site d'accueil des déplacés".

Des violences récurrentes

Jeudi 9, Seytenga avait déjà été endeuillée par une attaque djihadiste qui avait tué onze gendarmes.

Le Burkina Faso, en particulier le nord et l'est, est la cible d'attaques djihadistes depuis 2015 qui ont fait plus de 2.000 morts et 1,9 million de déplacés. Elles sont perpétrées par des mouvements affiliés à Al-Qaïda et à l'Etat islamique.
 

(Re)voir : Burkina Faso : une cinquantaine de civils tués dans une attaque

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Le nouvel homme fort du pays, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a fait de la question sécuritaire sa "priorité". Il a renversé fin janvier le président élu Roch Marc Christian Kaboré, accusé d'être inefficace face à la violence djihadiste


Après une relative accalmie lors de sa prise de pouvoir, Paul-Henri Sandaogo Damiba fait depuis face à une recrudescence d'attaques de djihadistes présumés qui ont fait quelque 200 morts, civils et militaires.