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Burkina Faso : enquête après l'assaut contre les jihadistes présumés

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© TV5MONDE

Le Burkina Faso a déjoué une attaque terroriste mardi 22 mai. C'est la conviction de la procureure qui a fait le point ce mercredi sur l'opération qui s'est soldée par la mort des 3 jihadistes présumés. L'assaut a également coûté la vie à un gendarme. La justice burkinabè affirme que le commando démantelé est lié à l'attaque du 2 mars dernier à Ouagadougou.

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Deux jours après l'assaut ce mardi 22 mai qui a permis de neutraliser un groupuscule de terroristes présumés dans la capitale burkinabé, l'enquête avance rapidement.

L'enquête révèle un lien entre les occupants de la villa et les assaillants des attaques terroristes du 2 mars 2018. Ils appartiendraient tous au même groupe terroriste, en l'occurence Al Mourabitoun
Maïza Sérémé, procureure du Burkina Faso

Trois hommes burkinabés et maliens ont été tués au cours de l'assaut dans la nuit de lundi à mardi dernier. Le 4ème, de nationalité malienne, a survécu. 

Plusieurs éléments matériels les lient en effet aux deux commandos jihadistes à l'origine de l'attaque en mars dernier de l'Etat major des armées et de l'ambassade de France. Les fouilles de la villa qu'ils occupaient depuis début mai ont aussi permis de retrouver un véritable arsenal de guerre. 

La procureure a révélé ce mercredi l'identité du leader présumé de ce groupe. L'homme tué lors du raid etait connu des autorités. 

Abdoulaye Sawadogo, alias Abdallah, est impliqué dans l'attaque de la brigade territoriale de la gendarmerie à Samorogban du 9 octobre 2015. Il fait aussi partie du groupe terroriste démantelé dans le quartier de Kilwin, le 23 octobre 2016Maïza Sérémé

L'homme jouait aussi, selon la procureure, le rôle de recruteur pour ensuite former les gens au Mali. L'opération a ravivé les craintes quant à la présence de nombreuses cellules terroristes dormantes à Ougadougou, où le groupe projetait plusieurs attaques, affirment les autorités.