Burkina Faso : plusieurs provinces passent sous couvre-feu d'un mois dans la lutte antidjihadiste

Un couvre-feu a été instauré dans la région du Nord du Burkina Faso et dans une province du Centre-Est, jusqu'à fin mars afin de lutter contre les djihadistes qui frappent régulièrement ces zones, selon des notes officielles consultées dimanche par l'AFP. 
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soldats burkinabe octobre 2022
Photo d'archive. Des soldats burkinabés loyalistes du putsch du capitaine Ibrahim Traore veillent devant l'Assemblée nationale à Ouagadougou, Burkina Faso, 14 octobre 2022. 
(AP Photo/Kilaye Bationo)
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"Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, un couvre-feu allant de 22h à 05h du matin est instauré sur toute l'étendue du territoire régional à compter du vendredi 3 mars au vendredi 31 mars", indique une note du secrétaire général du gouvernorat de la région du Nord, Kouilga Albert Zongo. 

"Durant cette période, la circulation des personnes, des véhicules à quatre et deux roues, des tricycles (triporteur) et des vélos est formellement interdite", a-t-il précisé, invitant les populations "au strict respect de cette décision en restant chez elles aux heures et dates indiquées"

Burkina Faso : raconter les vies de Burkinabè après des attaques djihadistes

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Selon M. Zongo, la mesure vise à faciliter les actions des forces armées dans cette région du Nord frontalière du Mali et composée de quatre provinces. Le Burkina Faso est subdivisé en treize régions et 45 provinces.

Un couvre-feu a également été instauré du mercredi 1er mars au jeudi 30 mars inclus, sur l'étendue de la province du Koulpelogo, selon un communiqué administratif du Haut commissariat de cette province, située dans la région du Centre-Est, frontalière du Ghana et du Togo. 

Mi-février, le couvre-feu en vigueur depuis 2019 dans la région de l'Est, de minuit à 4h du matin, a été prolongé de 3 mois, jusqu'au 21 mai inclus.

Intensification des violences djihadistes

Le Burkina Faso connaît une intensification de violences jihadistes depuis le début de l'année, avec plusieurs dizaines de morts - civils ou militaires - quasiment chaque semaine. 

La semaine dernière, l'armée avait annoncé un "bilan provisoire" de 51 morts dans une embuscade ayant visé des soldats le 17 février dans l'extrême nord du pays. 

(Re)lire : Burkina Faso : au moins 51 soldats tués lors d'une attaque dans le nord

Il s'agissait de l'attaque la plus meurtrière depuis l'arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré lors d'un putsch, fin septembre 2022.

Les violences attribuées aux groupes liés à Al-Qaïda et à l'organisation Etat islamique (EI),  ont fait depuis 2015 plus de 10.000 morts - civils et militaires - selon des ONG, et quelque deux millions de déplacés.