Burkina Faso : quel bilan dans l'attaque djihadiste meurtrière à Mansila ?

La localité de Mansila située au nord-est du Burkina Faso près du Niger a été la cible d'une attaque djihadiste meurtrière le 11 juin, selon des sources locale et sécuritaire. Les autorités n'ont pas communiqué sur l'attaque revendiquée par le GSIM, affilié à Al Qaida.

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Photo d'archive dans le camp de déplacés de Dori, au nord-est du Burkina Faso, 29 mai 2024.

AFPTV STRINGER / AFPTV / AFP
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Une attaque djihadiste meurtrière, dont le bilan exact est inconnu, a visé mardi la localité de Mansila, dans le nord-est du Burkina Faso, près du Niger, a-t-on appris dimanche de sources locale et sécuritaire. 

Le 11 juin, "des individus mal intentionnés ont pris d’assaut le détachement (militaire, ndr), nos maisons, nos commerces et toutes autres représentations du pays", indique l'association des élèves et étudiants de Mansila, dans un communiqué publié sur Facebook. 

C'est difficile de donner un bilan précis mais il y a eu des pertes à Mansila. Beaucoup d'éléments sont portés disparus
Source sécuritaire

"A l’heure actuelle alors que nous n’avons pas fini de pleurer nos morts, bon nombre de nos pères, mères, frères et sœurs sont portés disparus", poursuit cette association qui appelle les autorités à "restaurer la paix". 

Une source sécuritaire a confirmé l'attaque à l'AFP. 

"C'est difficile de donner un bilan précis mais il y a eu des pertes à Mansila. Beaucoup d'éléments sont portés disparus", a indiqué cette source.

Les détachements militaires déployés dans les diverses localités du Burkina comportent généralement environ 150 éléments.

Aucun bilan officiel n'a été dévoilé et les autorités n'ont pas communiqué sur cette attaque qui a été revendiquée par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda. 

(Re)voir Burkina Faso : le calvaire des déplacés fuyant les djihadistes

Communications de la présidence

Vendredi, le chef du régime militaire au pouvoir au Burkina Faso était apparu au journal télévisé national, donnant son sang dans la capitale Ouagadougou, après deux jours d'incertitudes à la suite de la chute d'un obus dans la cour de la télévision publique située près de la présidence. 

Le capitaine Traoré, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en septembre 2022, n'avait pas communiqué depuis cet évènement, qualifié "d'incident de tir" par la télévision d'Etat burkinabè (RTB).

Dimanche, la présidence du Faso a posté un message souhaitant une bonne fête de l'Aïd aux musulmans du pays, accompagné d'une photo du capitaine Traoré en train de prier. 

Le Burkina Faso - comme ses voisins le Mali et le Niger - est frappé depuis près de dix ans par des attaques de groupes djihadistes qui ont fait plus de 20.000 morts et deux millions de déplacés.

Les autorités affirment régulièrement obtenir des victoires sur les djihadistes, mais les attaques se poursuivent et une partie du territoire reste hors de contrôle de l'armée.

Voir aussi Burkina Faso : Ibrahim Traoré accorde un entretien à la télévision nationale