Afrique

Burundi : au moins trente-huit morts dans l'incendie d'une prison

Un incendie a ravagé la prison de Gitega, capitale du Burundi, ce 7 décembre. Au moins trente-huit personnes ont été tuées. On dénombre également soixante-neuf personnes grièvement blessées, selon un premier bilan donné par le vice-président Prosper Bazombanza. 
 

Le bilan humain est lourd. Trente-huit personnes ont été tuées et soixante-neuf sont blessés graves suite à l'incendie qui a ravagé la prison centrale de Gitega au Burundi mardi matin. 

Le feu s'est déclaré vers quatre heure, heure locale, surprenant les détenus dans leur sommeil. Les 1539 détenus (pour 400 places) de cette prison surpeuplée se sont retrouvés pris au piège "d’immenses flammes", selon leurs dires. 
 



L'un d'entre eux raconte à un journaliste de l'AFP son expérience. "Lorsque nous avons vu la taille des flammes, nous nous sommes mis à crier "Nous allons être brûlés vifs !" (...). J’ai vu des détenus totalement brûlés."
 


Les policiers ont refusé d'ouvrir les portes de notre quartier en affirmant qu'ils en avaient reçu l'ordre.

Un détenu rescapé de l'incendie la prison de Gitega

Les secours arrivés trop tard sur place


Selon une source policière, les secours ont tardé à se rendre sur place. Un premier camion de pompiers est arrivé seulement deux heures après le début du feu. Six autres camions venus de provinces proches, sont arrivés en renfort quelques temps après. 

De leurs côtés les policiers auraient tardé à évacuer les détenus. C'est ce qu'affirme l'un des détenus auprès de l'AFP. "Les policiers ont refusé d'ouvrir les portes de notre quartier en affirmant qu'ils en avaient reçu l'ordre."


Des causes déjà connues au sein de la prison de Gitega
 

Selon un tweet du ministère de l'Intérieur, du Développement communautaire et Sécurité publique, l'incendie a été causé par un "court-circuit." Ce n'est pas la première fois qu'un incident comme celui-ci se produit dans la prison centrale de Gitega.
 



Le 21 août dernier, un autre incendie avait touché la prison centrale. Les causes des deux incendies sont communes donc mais les conséquences sont bien différentes. L’incendie de août n’avait pour sa part pas fait de victimes.