Afrique

Cameroun anglophone : un otage tunisien tué par ses ravisseurs

Chargement du lecteur...
©F. Lozach, S. André / TV5MONDE

L'armée camerounaise est parvenue à libérer deux Camerounais et un Tunisien au cours d'une opération militaire. Ils étaient retenu en otage avec un autre Tunisien. Ce dernier a été tué par ses ravisseurs dans le sud-ouest du Cameroun, région en proie à une insurrection anglophone. 

dans

Dans l'hélicoptère de l'armée camerounaise se trouvent les rescapés de la prise d'otage, un Tunisien et deux Camerounais ainsi que le corps de l'ingénieur tunisien assassiné par ses ravisseurs.

Jeudi dernier, tous les quatre travaillent alors à la construction d'une route dans la zone anglophone du Sud-Ouest du pays, lorsqu'ils sont enlevés.

Si les preneurs d'otage n'ont pas été identifiés formellement, la déclaration du ministre de la Communication laisse peu de place au doute.  
 

Je profite de l'occasion pour..... adresser à nos forces de sécurité pour protéger l'intégrité de la nation. 

Issa Tchiroma Bakary, ministre de la Communication camerounais 

"Protéger l'intégrité du territoire", comprendre : contre les séparatistes de la zone anglophone que les autorités de Yaoundé n'hésitent plus à qualifier de "terroristes".

Depuis l'autoproclamation d'une République baptisée "Ambazonie", en octobre dernier, et la répression systématique des manifestations du mouvement anglophone, les sécessionnistes armés multiplient les attaques contre les forces de sécurité camerounaises. 

> Revoir notre reportage : Au Cameroun, carnet de guerre en "Ambazonie"

Mais après l'extradition du Nigeria vers le Cameroun de leur chef Sisiku Ayuk Tabe et de 46 autres sécessionnistes en janvier, la situation sécuritaire s'est encore dégradée.

Rien qu'au mois de mars, un soldat et un gendarme ont été tués, trois élèves blessés et un haut fonctionnaire kidnappé avant d'être relâché quelques jours plus tard. Dans cette escalade meurtrière, c'est la première fois qu'un étranger est assassiné en zone anglophone. Ces dernières semaines, les séparatistes avaient menacé de s'attaquer aux entreprises étrangères présentes dans la région.