Afrique

Comores : des violences en marge du référendum constitutionnel

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Près de 300 000 électeurs étaient appelés à se prononcer sur une réforme de la Constitution aux Comores. Cette réforme permettrait au Président Azali Assoumani de briguer un second mandat. Un référendum qui a été entaché par des violences dans la capitale, Moroni.

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C'est un président Assoumani confiant qui a glissé son bulletin dans l'urne ce lundi 30 juillet en matinée. L'issue du référendum fait peu de doutes puisque l'opposition à appeler à son boycott. Mais la participation reste un enjeu pour le pouvoir en place :
 

La démocratie, c'est la démocratie. Mais si on arrive à faire en sorte qu'il y ait plus de gens qui vont aller voter, ça prouve que, effectivement, ils sont convaincus du bien fondé du référendum et j'espère que ça va très bien se passer.

Azali Assoumani, Président des Comores

Or s'il y avait du monde dans le bureau de vote de Mitsoudjé, la ville natale du Président, l'affluence semble avoir été moindre ailleurs dans l'archipel. Les Comoriens étaient appelés à se prononcer sur une réforme de la Constitution qui autoriserait notamment Azali Assoumani à se présenter pour un second mandat consécutif de 5 ans.

Un scrutin "taillé sur mesure" pour le Président en place selon l'opposition qui dénonce la dérive autoritaire de celui qui est aussi colonel.

Le vote s'est déroulé dans un climat tendu avec un incident grave dans des bureaux de vote du quartier de Hankounou, dans le nord de la capitale. Des témoins racontent que des hommes sont entrés dans les bureaux de vote et ont "commencé à casser les urnes".

Ils ont ensuite passé à tabac un policier présent sur les lieux avant que l'un des protagonistes ne frappe à coups de machette sur le poignet du policier. L'homme a été hospitalisé et a perdu sa main.

Le gouvernement comorien accuse des membres du parti d'opposition Juwa d'être derrière cette attaque.