Afrique

Comores : le président Azali Assoumani face aux défis de son archipel

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©TV5MONDE

Ces derniers mois, l'archipel des Comores a fait la Une de l'actualité : réforme constitutionnelle, violences sur l'île d'Anjouan, pression migratoire toujours aussi palpable à Mayotte. Retour sur ces dossiers avec le Président des Comores, Azali Assoumani.

Des négociations sont en cours avec le président français Emmanuel Macron. Un accord doit être signé en décembre entre la France et les Comores pour renforcer leur coopération "dans l'intérêt des deux pays.

Sur quoi portent ces négociations ? L'économie notamment.  "Nous avons besoin de l'appui et du partenariat de nos bailleurs, en particulier la France qui nous a toujours soutenus.

Qu'en est-il du changement de statut de Mayotte toujours française ? "Il n'y a pas un Comorien qui accepte que Mayotte ne soit pas comorienne".  Le président comorien rappelle "on a été mis devant le fait accompli" avec la mise en place du visa Balladur en 1994, du nom du Premier ministre français de l'époque. Les Comoriens sont ainsi obligés de posséder un visa pour aller à Mayotte. 

Le président attend que la France reconnaisse que Mayotte fasse partie des Comores. "C'est un voeu pieux. On est d'accord qu'il faut s'asseoir ensemble pour trouver une solution qui satisfasse les deux parties.

Appel au retour des Comoriens établis à Mayotte

Les Comores affichent un taux de chômage de 40%. Beaucoup quittent leur île pour rejoindre Mayotte dans l'espoir d'une vie meilleure. Mais beaucoup y trouvent chômage et misère. Malgré leur désillusion, Mayotte devient leur pays, refusant d'en partir. 

"Ces gens sont partis il y a 15 ans, s'ils reviennent est-ce qu'ils auront autre chose ?", interroge le président comorien sur notre plateau. Il assure que la situation va changer : "Revenez, appelle-t-il. On va trouver du travail pour vous !" sans avancer de chiffres sur le nombre d'emplois créés dans l'archipel ces dernières année, il assure que le pays a avancé. 
 

Manipulation politique ? 

Lors des contestations à Anjouan, il y a encore un mois, des manifestants ont pris les armes contre l'armée. "Il y a eu manipulation politique de ce 'mal vivre' par ceux qui ne sont pas au pouvoir." Sans citer de noms, le président dit que "c'est l'affaire de la justice". "Ces Anjouanais ont été manipulés", assure-t-il sans en dire plus. 

Avec la réforme constitutionnelle, Azali Assoumani peut briguer un nouveau mandat en 2019. "Le moment venu on verra qui sera le meilleur candidat. Si c'est moi tant mieux. Mais c'est trop tôt pour le dire.