Afrique

Côte d'Ivoire : feu vert du président Ouattara pour le retour de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé

L'ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, ici, le 6 février 2020, lors de son audience à la Cour pénale internationale (CPI). Il venait y contester les conditions de sa mise en liberté suite à son premier acquittement, en janvier 2019. 
L'ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, ici, le 6 février 2020, lors de son audience à la Cour pénale internationale (CPI). Il venait y contester les conditions de sa mise en liberté suite à son premier acquittement, en janvier 2019. 
Jerry Lampen (AP)

Définitement acquittés le 31 mars dernier par la Cour pénale internationale (CPI), l'ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, et son ancien ministre, Charles Blé Goudé, sont "libres de rentrer quand ils le souhaitent" selon le chef de l'Etat, Alassane Ouattara. 

L'ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, et son ex-ministre de la Jeunesse, Charles Blé Goudé, "sont libres de rentrer en Côte d'Ivoire quand ils le souhaitent", a déclaré, mercredi 7 avril, le président Alassane Ouattara.

"Des dispositions seront prises pour que Laurent Gbagbo bénéficie, conformément aux textes en vigueur, des avantages et indemnités dus aux anciens présidents de la République, a ajouté le chef de l'Etat ivoirien à l'ouverture du Conseil des ministres à Abidjan. Les frais de voyage de Laurent Gbagbo et des membres de sa famille seront pris en charge par l'Etat de Côte d'Ivoire."

Le dirigeant, réélu en novembre dernier, n'a pas évoqué la condamnation en Côte d'Ivoire de M. Gbagbo à 20 ans de prison pour le "braquage" de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) pendant les violences post-électorales de 2010-2011.

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Acquittement définitif une semaine plus tôt

Le 31 mars, la Cour pénale internationale (CPI) a confirmé l'acquittement, prononcé en janvier 2019, de Laurent Gbagbo. Il est depuis définitivement reconnu non coupable de crimes contre l'humanité, ouvrant la voie à son retour en Côte d'Ivoire après une décennie d'absence.

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Les juges ont rejeté l'appel de la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, contre les acquittements de M. Gbagbo et d'un de ses proches, Charles Blé Goudé, ex-chef du mouvement des Jeunes patriotes, à l'issue d'un procès pour crimes contre l'humanité liés aux violences post-électorales en 2010 et 2011.

M. Gbagbo, premier ancien chef d'Etat jugé par la CPI, et M. Blé Goudé ont toujours clamé leur innocence dans ces crimes ayant fait 3.000 morts en Côte d'Ivoire. Ces violences résultaient du refus de M. Gbagbo de reconnaître, fin 2010, la victoire à la présidentielle de son rival Alassane Ouattara.

Au nom de la "réconciliation nationale", les autorités lui avaient octroyé, fin 2020, deux passeports, un ordinaire et un diplomatique. L'intéressé avait alors exprimé son souhait de rentrer dès décembre au pays.

Ce retour, qu'il avait ensuite annoncé pour "bientôt", restait suspendu à la décision de la CPI, mais il l'était aussi à un feu vert définitif du pouvoir désormais acquis.

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