Afrique

Covid-19 au Maroc : prolongation du couvre-feu jusqu'au 2 mars

Une femme marchant dans les rues vides de Rabat pendant le couvre-feu, le 31 décembre 2020.
Une femme marchant dans les rues vides de Rabat pendant le couvre-feu, le 31 décembre 2020.
© AP Photo/Mosa'ab Elshamy

Le gouvernement marocain a prolongé jusqu'au 2 mars le couvre-feu nocturne en vigueur depuis fin décembre, pour tenter de contenir la pandémie de coronavirus après l'apparition de nouveaux variants.

Ce pays de 35 millions d'habitants, où l'état d'urgence sanitaire est en vigueur depuis mi-mars, a comptabilisé 478.595 cas de contamination, dont 8.491 décès.

Le virus continue de circuler au Maroc avec en moyenne 500 nouveaux cas par jour. Le nombre de tests quotidiens a été divisé par deux ces derniers jours, passant en moyenne de 20.000 à 10.000.

La prolongation des restrictions intervient "à la suite de l'apparition de nouvelles variantes du virus", selon un communiqué de l’exécutif. Le couvre-feu, instauré de 21h00 à 06h00 dans tout le pays, est renforcé par l'interdiction des fêtes, des rassemblements et par la fermeture des restaurants et des commerces à 20h00, d'après la même source. 

Plus de 1,7 million de Marocains ont été vaccinés contre le Covid-19 en près de trois semaines, selon les chiffres du ministère de la Santé. Les autorités espèrent immuniser 25 millions de personnes en trois mois avec cette campagne de vaccination gratuite.

(RE)voir : Maroc : la campagne de vaccination est lancée
 

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Le royaume a reçu le 12 février quatre millions de doses du vaccin britannique AstraZeneca/Oxford après en avoir reçu deux millions en janvier, selon le ministère.

Et quelque 500.000 doses du vaccin chinois Sinopharm devraient être livrées cette semaine, selon des médias locaux, après une première livraison de 500.000 doses en janvier.

La crise sanitaire a eu un effet désastreux sur l'économie du pays.

Le nombre de chômeurs a augmenté de 29% entre 2019 et 2020 pour atteindre 1,43 million de personnes. Cette hausse est "exclusivement attribuable" à des suppressions d'emploi, notamment dans le secteur agricole et la pêche, selon le Haut-commissariat au plan.