Afrique

Crise politique au Mali : l'ex-ministre de la Défense Bah Ndaw désigné président de transition

Les journées de la concertation nationale sur la transition au Mali avaient débuté le 10 septembre à Bamako. Le chef de la junte, le colonel Assimi Goïta, avait présidé la cérémonie d'ouverture de la rencontre qui avait durer trois jours.
Les journées de la concertation nationale sur la transition au Mali avaient débuté le 10 septembre à Bamako. Le chef de la junte, le colonel Assimi Goïta, avait présidé la cérémonie d'ouverture de la rencontre qui avait durer trois jours.
AP Photo

Le groupe chargé de nommer le président qui dirigera le Mali au cours des prochains mois après le putsch du 18 août se réunit ce lundi 21 septembre. L'ex-ministre de la Défense Bah Ndaw a été désigné président de transition, a annoncé le chef de la junte, le colonel Assimi Goïta, à la télévision nationale. Le nouveau président est censé officier comme chef de l'Etat pendant plusieurs mois avant un retour des civils au pouvoir.
 

Ce collège institué par la junte militaire désormais au pouvoir se réunit à un moment où celle-ci est sous la pression de la Communauté des Etats ouest-africains (Cédéao) pour désigner rapidement le président et le Premier ministre qui conduiront les affaires pendant la période de transition de plusieurs mois censée ramener les civils à la tête du pays.

Aucune information n'a circulé officiellement sur la composition de ce collège.
 

La Cédéao insistait pour que ce soient des civils. Les nouveaux maîtres de Bamako voulaient que le président soit un militaire. La Cédéao a imposé des sanctions au Mali.

Elle les lèvera, dit-elle, aussitôt que des dirigeants de transition civils auront été choisis. Mais la semaine passée elle n'avait laissé que quelques jours à la junte pour accéder à ses exigences.

Mali : la transition politique devrait durer 18 mois
 
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Le médiateur de la Cédéao attendu


Le médiateur de la Cédéao dans la crise malienne, l'ancien président nigérian Goodluck Jonathan, est attendu en début de semaine au Mali.
 

L'Algérie craint l'instabilité politique à sa frontière


L'Algérie est également présente diplomatique. L'Algérie, qui craint les risques d'instabilité sur son flanc sud, s'efforce de réactiver son rôle sur la scène diplomatique régionaleElle a réagi au coup d'Etat en appelant à des élections et au "respect de l'ordre constitutionnel".

Le ministre algérien des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, a effectué dimanche à Bamako sa seconde visite en moins d'un mois depuis la prise de pouvoir par les militaires au Mali et le renversement du président Ibrahim Boubacar Keïta.

"Dépêché" par le président algérien Abdelmadjid Tebboune, M. Boukadoum s'est rendu à Bamako "dans le cadre d'une visite de travail", selon le ministère des Affaires étrangères.

Parmi ses interlocuteurs, ont figuré notamment le chef de la junte, le colonel Assimi Goïta, l'influent imam Mahmoud Dicko et le président de la Convergence pour le Développement du Mali (Codem), Housseini Amion Guindo.

Said Boukadoum a réitéré la "disponibilité de l'Algérie à poursuivre son accompagnement aux frères maliens, comme elle l'a fait par le passé, dans leurs efforts à conduire une transition calme et apaisée qui soit à la hauteur des attentes du peuple malien et qui permettrait le retour à l'ordre constitutionnel".