Afrique

DIRECT - Burkina Faso : Ibrahim Traoré affirme qu'"il y a de la manipulation des esprits", la France condamne "les violences" contre son ambassade

Les putschistes annoncent à la télévision nationale que le lieutenant-colonel Damiba ''se serait réfugié au sein de la base française".
Les putschistes annoncent à la télévision nationale que le lieutenant-colonel Damiba ''se serait réfugié au sein de la base française".
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Les putschistes annoncent à la télévision nationale que le lieutenant-colonel Damiba ''se serait réfugié au sein de la base française".
<p>Les putschistes annoncent la démission du chef de la junte, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba à la télévision nationale.</p>
De jeunes manifestants scandent des slogans contre le lieutenant-Colonel Damiba, contre la France et pour la Russie, à Ouagadougou, au Burkina Faso, le 30 septembre 2022.
Un jeune homme chante des slogans contre le pouvoir du colonel Damiba, les troupes françaises et porte le drapeau russe sur lui. Ouagadougou, Burkina Faso - 30 septembre 2022.

Le Burkina Faso a connu vendredi 30 septembre un coup d'État, le second en huit mois. Les putschistes annoncent à la télévision que le lieutenant-colonel Damiba '"se serait réfugié au sein de la base française à Kamboinsin planifier pour une contre-offensive". Ibrahim Traoré, nouveau chef de la junte, affirme qu'"il y a de la manipulation des esprits". L'armée ne reconnaît pas le coup d'État militaire mais évoque une "crise interne".

Ce qu'il faut retenir ce samedi 1er octobre 2022.

- Les putschistes annoncent à la télévision que le lieutenant-colonel Damiba ''se serait réfugié au sein de la base française à Kamboinsin planifier pour une contre-offensive''.

- L’ambassade française au Burkina Faso dément "avec fermeté toute implication de l'armée dans les événements."

- L'armée évoque une "crise interne" et assure que "les concertations se poursuivent."​

- En ajoutant les deux putschs au Mali et celui en Guinée, c'est le cinquième coup d'État en Afrique de l'Ouest depuis 2020.

19h20 TU. Paris condamne "les violences" contre son ambassade avec la plus grande fermeté

La France a condamné ce soir "avec la plus grande fermeté" les attaques contre son ambassade au Burkina Faso, indiquant que "la sécurité de (ses) compatriotes" était sa "priorité", au lendemain du coup d'État militaire.

"Une cellule de crise est ouverte à Ouagadougou et nos équipes sont mobilisées (...) pour la sécurité de nos compatriotes, qui est notre priorité" a indiqué la porte-parole du Quai d'Orsay Anne-Claire Legendre, qui a publié un communiqué affirmant que "le camp où se trouvent les forces françaises n'a jamais accueilli Paul-Henri Sandaogo Damiba, pas davantage que notre ambassade."

18H50 TU. Washington se dit "profondément préoccupé" par la situation au Burkina Faso

Les États-Unis sont "profondément préoccupés" par la situation au Burkina Faso, théâtre d'un deuxième coup d'Etat en huit mois, a affirmé le porte-parole de la diplomatie américaine dans un communiqué.

"Nous exhortons les responsables à désamorcer la situation, à prévenir tout préjudice aux citoyens et aux soldats, et à revenir à l'ordre constitutionnel", a déclaré le porte-parole du département d'Etat, Ned Price, précisant que les États-Unis "suivaient la situation de près".

17h20 TU. L'armée ne reconnaît pas le coup d'Etat militaire mais évoque une "crise interne"

"Notre armée traverse en ce moment une crise politico-militaire grave qui se superpose à la crise sécuritaire qui frappe nos populations." écrit dans un communiqué la direction de la communication et des relations publiques des armées, en date du 1er octobre.

"Cette tension qui n'honore pas les Forces Armées Nationales, ne représente pas la position de notre institution qui s'inscrit dans une dynamique de cohésion et de mobilisation de toutes les forces." poursuit le communiqué.

TV5MONDE

17h10 TU. Des tirs seraient en cours dans le quartier de Ouaga 2000, d'après notre correspondante Fanny Noaro-Kabré

17h00 TU. Le chef de l'ONU condamne "toute tentative de prise de pouvoir par la force"

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Gutteres, a "fermement" condamné dans un communiqué "toute tentative de prise de pouvoir par la force des armes" au Burkina Faso, au lendemain d'un coup d'État dans le pays, le deuxième en huit mois.

Le secrétaire général "condamne fermement toute tentative de prise de pouvoir par la force des armes et appelle tous les acteurs à s'abstenir de toute violence et à rechercher le dialogue", a déclaré son porte-parole Stéphane Dujarric dans un communiqué.

Il "exprime son plein soutien aux efforts régionaux visant à un retour rapide à l'ordre constitutionnel dans le pays", affirmant également que le Burkina Faso "a besoin de paix, de stabilité et d'unité pour combattre les groupes terroristes et les réseaux criminels qui opèrent dans certaines parties du pays".

16h00 TU. Le capitaine Ibrahim Traoré s’exprime sur Radio Oméga

Le capitaine Ibrahim Traoré, homme fort du coup d'État, s'est exprimé sur Radio Omega, radio burkinabè. "Il y a de la manipulation des esprits, mais nous savons pourquoi nous avons décidé de faire ça.

"Le lieutenant-colonel Damiba est-il réfugié au sein de la base française à Kamboinsin ?" demande le présentateur radio. "Je ne peux pas confirmer parce que je ne l'ai pas vu partir là-bas. Mais par nos informations, on pense qu'il est là-bas. [...] Nous n'avons pas la mainmise sur lui parce que nous n'avons pas voulu faire couler le sang. Nous sommes venus dans une logique de ne blesser aucun soldat. Nous n'avons rien contre lui."

15h00 TU. Les putschistes annoncent à la télévision que le lieutenant-colonel Damiba ''se serait réfugié au sein de la base française à Kamboinsin planifier pour une contre-offensive''.

Le sous-lieutenant Jean-Baptiste Kabré, représentant les putschistes burkinabés, annonce à la télévision nationale, la RTB, que le lieutenant-colonel Damiba ''se serait réfugié au sein de la base française à Kamboinsin, afin de planifier une contre-offensive afin de semer le trouble au sein de nos forces de défense et de sécurité''.

"Cela fait suite à notre ferme volonté d'aller vers d'autres partenaires, prêts à nous aider dans notre lutte contre le terrorisme " poursuit le militaire dans son discours relayé sur Twitter par le journaliste Danouma Ismael Traore.

L’ambassade française au Burkina Faso a démenti "avec fermeté toute implication de l'armée dans les événements des dernières heures et les rumeurs selon lesquelles des autorités auraient été accueillies ou seraient sous protection de militaires."

Aucun pays n'est explicitement mentionné mais la Russie, dont l'influence est croissante en Afrique francophone fait partie des possibles partenaires. 

14h15 TU. Déploiement de militaires dans Ouagadougou après de nouveaux tirs

Plusieurs grands axes de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, sont bloqués par des militaires, peu après une rafale de tirs entendue dans le centre-ville par plusieurs témoins. 

Ce regain de tension survient au lendemain d'un coup d'État au cours duquel des militaires ont démis de ses fonctions de chef de la junte, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, lui-même arrivé au pouvoir par un putsch fin janvier.

Plusieurs témoins ont rapporté avoir entendu une rafale de tirs aux alentours du rond-point des Nations Unies, dans le centre-ville, en fin de matinée. 

13h30 TU. L'Union européenne dénonce le nouveau coup de force au Burkina Faso 

L'Union européenne a dénoncé le nouveau coup de force au Burkina Faso et la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans le pays.

Le coup de force "met en danger les efforts engagés depuis plusieurs mois, notamment de la part de la Cédéao, afin d’encadrer la Transition", a déploré le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

<p>Josep Borrell, haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères à Bruxelles le 28 septembre 2022.</p>

Josep Borrell, haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères à Bruxelles le 28 septembre 2022.

AP/Virginia Mayo

"L’Union européenne en appelle au respect des engagements pris, qui ont été à la base de l’accord trouvé avec la Cédéao le 3 juillet dernier, afin d’accompagner le Burkina Faso vers un retour à l’ordre constitutionnel au plus tard le 1er juillet 2024", a-t-il insisté.

"L’Union européenne déplore aussi la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans le pays, et reste aux côtés du peuple burkinabè dans ces moments difficiles", a-t-il ajouté.

10h22 TU. Moussa Faki Mahamat, le chef de l'Union africaine condamne le putsch au Burkina Faso.

Dans un communiqué officiel publié ce samedi, l'Union africaine annonce condamner fermement le coup d'État perpétré le vendredi 30 septembre au Burkina Faso. "Le président appelle les militaires à s'abstenir immédiatement et totalement de tout acte de violence ou de menaces aux populations civiles", indique le communiqué. 
 


10h00 TU. Quel calendrier pour la transition ? 

Pour l'heure, les nouveaux putchistes n'ont pas indiqué s'ils comptaient respecter le calendrier de transition sur lequel le Burkina et la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) s'étaient accordés. Un retour au pouvoir des civils était prévu pour juillet 2024. Vendredi soir, la Cédéao, dont le Burkina Faso est suspendu depuis le putsch de janvier, a "condamné avec la plus grande fermeté la prise de pouvoir par la force qui vient de s'opérer".
 
Sur le plan sécuritaire rien ne va, il n'y a pas de résultats. Depuis que Damiba a pris le pouvoir ça ne fait qu'empirer.
Honoré Yonli, un responsable à Ougadougou d'une organisation de jeunes entrepreneurs.
09h58 TU. "Il a pris le pouvoir, puis il nous a trahi".

Le colonel Damiba a été renversé par la junte militaire après un coup d'État militaire ce vendredi 30 septembre. Le calme revient petit à petit dans la capitale. Les habitants réagissent à ce nouveau putsch. "Damiba a échoué. Depuis son arrivée au pouvoir, des zones qui étaient en paix ont été assiégées. Il a pris le pouvoir, puis il nous a trahi", estimait Habibata Rouamba, commerçante et militante de la société civile.

"Sur le plan sécuritaire rien ne va, il n'y a pas de résultats. Depuis que Damiba a pris le pouvoir ça ne fait qu'empirer", abonde Honoré Yonli, un responsable d'une organisation de jeunes entrepreneurs.
09h43 TU. Retour au calme à Ouagadougou. 

Le calme est revenu samedi dans les rues de la capitale du Burkina Faso, Ouagadougou. Au lendemain d'un coup d'État du vendredi 30 septembre, le deuxième en huit mois, la vie reprend son cours. Les commerces et les stations services rouvrent également petit à petit, tout comme certaines boutiques du grand marché de Ouagadougou.

09h33 TU. Forte présence militaire autour de la télévision nationale à Ouagadougou.

Quelques heures à peine après la chute du gouvernement du colonel Damiba, les Burkinabés se réveillent avec un nouvel homme au pouvoir. Il s'agit du capitaine Ibrahim Traoré. Comment réagissent les habitants de la capitale ? Quelle est l’atmosphère sur place ? En duplex depuis Ouagadougou, Fanny Noaro-Kabré, correspondante de TV5MONDE au Burkina Faso.
 
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07h45 TU. Ibrahim Traoré nommé à la tête du pays. 

Le Burkina Faso a connu vendredi un second coup d'Etat en huit mois. Le  lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, arrivé au pouvoir par un putsch fin janvier, a été à son tour démis de ses fonctions par des militaires. Ibrahim Traoré lui succède. Le point sur les derniers événements au Burkina Faso avec Sophie Golstein.
 
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07h25 TU. Le colonel Damiba avait-il su faire face aux violences djihadistes ?

Renversé vendredi par des militaires, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba n'aura passé que huit mois à la tête du Burkina Faso. Il a été rapidement rattrapé par les attaques djihadistes qui n'ont pas faibli dans le nord et l'est du pays. Ce soldat de terrain, spécialiste de la lutte antijihadiste, avait assuré faire de la sécurité sa priorité. Il a été démis de ses fonctions vendredi 30 septembre 2022 après un putsch militaire. 
  04h30 TU. Qui est Ibrahim Traoré, le nouvel homme fort du Burkina Faso ? 

Le nouvel homme fort du pays, désigné président du MPSR, est désormais le capitaine Ibrahim Traoré, a-t-il affirmé. Le capitaine Traoré, 34 ans, était jusqu'à présent le chef de l'unité des forces spéciales antidjihadistes "Cobra" dans la région de Kaya (nord). Le sort de M. Damiba restait inconnu vendredi soir.
04h00 TU. Couvre-feu, suspension de la Constitution et fermeture des frontières aériennes et terrestres.

Les putschistes ont également annoncé la fermeture des frontières terrestres et aériennes du pays à partir de minuit, ainsi que la suspension de la Constitution et la dissolution du gouvernement et de l'Assemblée législative de transition. Un couvre-feu de 21H00 à 05H00 est aussi mis en place.

03h30 TU. "Nous avons décidé de prendre nos responsabilités". 

Les militaires invoquent "la dégradation continue de la situation sécuritaire" dans le pays. "Nous avons décidé de prendre nos responsabilités, animés d'un seul idéal, la restauration de la sécurité et de l'intégrité de notre territoire", ont-ils poursuivi.

"Notre idéal commun de départ a été trahi par notre leader en qui nous avions placé toute notre confiance. Loin de libérer les territoires occupés, les zones jadis paisibles sont passées sous contrôle terroriste", ont-ils encore affirmé.

À son arrivée au pouvoir le 24 janvier, lui aussi par un communiqué lu par des hommes en armes à la télévision, le colonel Damiba avait promis de faire de la sécurité sa priorité, dans ce pays miné depuis des années par de sanglantes attaques djihadistes. Mais celles-ci se sont multipliées ces derniers mois, notamment dans le Nord. Les putschistes ont promis de convoquer "incessamment les forces vives de la Nation" afin de désigner un "nouveau président du Faso, civil ou militaire".

03h00 TU. La Cédéao condamne le nouveau coup d'État. 

Dans un communiqué, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) --dont le Burkina est suspendu des instances depuis le coup d'Etat de janvier-- a "condamné avec la plus grande fermeté la prise de pouvoir par la force qui vient de s'opérer".

La Cedeao trouve "inopportun ce nouveau coup de force au moment où des progrès ont été réalisés (...) pour un retour à l'ordre constitutionnel au plus tard le 1er juillet 2024".
02h30 TU. L'Union européenne et les États-Unis font part de leurs "inquiétudes". 

L'Union européenne a exprimé ses "inquiétudes", même sentiment du côté des Etats-Unis qui se sont dits "extrêmement inquiets" par la situation à Ouagadougou et qui ont appelés leurs citoyens à limiter leurs déplacements. "Nous appelons à un retour au calme et à la retenue de la part de toutes les parties", a indiqué un porte-parole du Département d'Etat.

Le ministère français des Affaires étrangères a demandé à ses ressortissants à Ouagadougou, estimés entre 4.000 et 5.000, de rester chez eux.

02h00 TU. Des militaires déployés dans le centre-ville de la capitale. 

La journée de vendredi a été très tendue dans la capitale burkinabè, des tirs ayant été entendus avant l'aube dans le quartier abritant la présidence et le QG de la junte, selon plusieurs témoins, puis à nouveau en début d'après-midi. Plusieurs axes de la ville ont été barrés toute la journée par des militaires postés sur les principaux carrefours de la ville, notamment devant le siège de la télévision nationale.

Vendredi soir, peu avant l'annonce télévisée, un important dispositif militaire s'est déployé dans certains quartiers de la capitale, ont constaté des journalistes de l'AFP. Dans la journée, le porte-parole du gouvernement Lionel Bilgo avait évoqué "une crise militaire" sur des "revendications liées à des primes".
 
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01h30 TU. Des manifestations pro-russes organisées à Ouagadougou. 

Dans l'après-midi, plusieurs centaines de personnes, dont certaines brandissaient des drapeaux russes, se sont rassemblées sur la grande place de la Nation à Ouagadougou pour réclamer une coopération militaire avec la Russie, rejeter la présence militaire française au Sahel et exiger le départ du lieutenant-colonel Damiba, a constaté une journaliste de l'AFP. L'influence de Moscou ne cesse de croître dans plusieurs pays d'Afrique francophone ces dernières années et il n'est pas rare de voir des drapeaux russes dans de telles manifestations.

01h00 TU. Situation instable depuis le putsch contre Kaboré. 

Le coup d'État mené en janvier par le lieutenant-colonel Damiba avait renversé le président élu Roch Marc Christian Kaboré, déjà impopulaire face à la hausse des attaques djihadistes.
L'ex président du Burkina Faso Roch Marc Christian Kabore, le 26 novembre 2020.
L'ex président du Burkina Faso Roch Marc Christian Kabore, le 26 novembre 2020.
AP/Sophie Garcia
Mais ces derniers mois, des attaques meurtrières, touchant des dizaines de civils et de soldats, se sont multipliées dans le nord et l'est, où des villes sont désormais soumises à un blocus des djihadistes, qui font sauter des ponts à la dynamite et attaquent les convois de ravitaillement qui circulent dans la zone. Deux de ces convois ont notamment été attaqués en septembre, avec à chaque fois un bilan lourd.

Trente-cinq civils, dont de nombreux enfants, sont morts dans l'explosion d'un engin improvisé le 5 septembre. Et lundi, onze soldats ont été tués et 50 civils portés disparus dans l'attaque de leur convoi. Le 13 septembre, le lieutenant-colonel Damiba avait limogé son ministre de la Défense pour assumer lui-même ce rôle.

00h30 TU. Multiples attaques terroristes dans le pays depuis plusieurs années. 

Depuis 2015, les attaques récurrentes de mouvements armés affiliés aux djihadistes d'Al-Qaïda et du groupe Etat islamique, principalement dans le nord et l'est du pays, ont fait des milliers de morts et provoqué le déplacement de quelque deux millions de personnes. D'autres attaques ont particulièrement marqué l'opinion publique, comme le massacre de Seytenga (nord) en juin, au cours duquel 86 civils ont été tués.
TV5MONDE
00h00 TU. La junte militaire s'exprime sur la radiotélévision nationale. 

Après une journée émaillée de tirs dans le quartier de la présidence à Ouagadougou, une quinzaine de soldats en treillis et pour certains encagoulés ont pris la parole, peu avant 20H00 (GMT et locale) sur le plateau de la radiotélévision nationale.
"Le lieutenant-colonel Damiba est démis de ses fonctions de président du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration" (MPSR, organe dirigeant de la junte), ont déclaré les militaires dans un communiqué lu par un capitaine.