Afrique

DIRECT - Burkina Faso : le chef de la junte destitué, Paul-Henri Sandaogo Damiba, se trouve à Lomé au Togo

Paul-Henri Sandaogo Damiba est lieutenat-colonel. Il commandait la troisième région militaire du pays, celle qui assurait la sécurité du pays lors du coup d'Etat du 24 janvier.
Paul-Henri Sandaogo Damiba est lieutenat-colonel. Il commandait la troisième région militaire du pays, celle qui assurait la sécurité du pays lors du coup d'Etat du 24 janvier.
TV5
Paul-Henri Sandaogo Damiba est lieutenat-colonel. Il commandait la troisième région militaire du pays, celle qui assurait la sécurité du pays lors du coup d'Etat du 24 janvier.
Les militaires appellent au calme et invitent la population à se départir de tout acte de vandalisme contre l’Ambassade de France le 2 octobre 2022.
Des manifestants mettent le feu aux bâtiments officiels de l'ambassade de France à Ouagadougou. Burkina Faso, 1er octobre 2022.
Dans les rues de la capitale Ouagadougou, des manifestants se mobilisent peu de temps après le putsch militaire du vendredi 30 septembre 2022. Burkina Faso, 2 octobre 2022. 

Le chef de la junte destitué, Paul-Henri Sandaogo Damiba, accepte de démissionner. Il se trouve désormais à Lomé au Togo. À Ouagadougou, les manifestants se sont rassemblés devant l'ambassade de France et ont vandalisé le bâtiment. 
 

Ce qu'il faut retenir ce dimanche 2 octobre 2022.

- Le chef de la junte destitué, Paul-Henri Sandaogo Damiba, accepte de démissionner. Il est arrivé à Lomé au Togo, dans la soirée.

- À Ouagadougou, des manifestants se sont rassemblés devant l'ambassade de France et ont vandalisé le bâtiment.

- Le capitaine Ibrahim Traoré appelle à cesser les actes "de violence et de vandalisme" contre la France.

18h30 TU. "Les premiers partenaires de l'Afrique sont les Européens et notamment la France"

La France a-t-elle perdu le contact avec la population au Sahel ? "Absolument pas. Les premiers partenaires de l'Afrique sont les Européens et notamment la France" répond Anne-Claire Legendre, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, invitée sur le plateau de TV5MONDE.

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17h30 TU. Le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba est à Lomé au Togo, selon le journaliste Serge Daniel et des sources diplomatiques régionales

"L'option du départ de Damiba était quasiment actée depuis hier après des derniers réglages. Et effectivement, il est arrivé à Lomé aujourd'hui."confirme le journaliste sur le plateau de TV5MONDE.

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16h00 TU.  Le chef de la junte destitué, Paul-Henri Sandaogo Damiba, accepte de démissionner

Paul-Henri Sandaogo Damiba est lieutenat-colonel. Il commandait la troisième région militaire du pays, celle qui assurait la sécurité du pays lors du coup d'Etat du 24 janvier.
Paul-Henri Sandaogo Damiba est lieutenat-colonel. Il commandait la troisième région militaire du pays, celle qui assurait la sécurité du pays lors du coup d'Etat du 24 janvier.
TV5

Le chef de la junte au pouvoir au Burkina Faso, le lieutenant-colonel Damiba, destitué par le capitaine Ibrahim Traoré mais qui refusait d'abdiquer, a finalement accepté de démissionner, ont annoncé des chefs religieux et communautaires.

"Suite aux actions de médiation" menées par ces chefs entre les deux rivaux, "le Président Paul-Henri Sandaogo Damiba a proposé lui-même sa démission afin d’éviter des affrontements aux conséquences humaines et matérielles graves", indiquent-ils dans un communiqué. 

Ils précisent que le lieutenant-colonel Damiba "a posé sept conditions" pour accepter de démissionner, parmi lesquelles "la garantie de la sécurité et de la non-poursuite" des militaires engagés à ses côtés, "la garantie de sa sécurité et de ses droits, ainsi que ceux de ses collaborateurs" et "le respect des engagements pris" avec la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) pour un retour du pouvoir aux civils d'ici deux ans.

15h00 TU. Le ministère des Affaires étrangères "déconseille fortement" les ressortissants français de se rendre au Burkina Faso.

Sur le site de France Diplomatie, conseillant les ressortissants français sur la situation des pays du monde, la carte du Burkina Faso est passé au rouge (pour "fortement déconseillé") depuis le 2 octobre.

"La capitale, Ouagadougou, est déconseillée sauf raison impérative. En cas de déplacement, il convient de prendre des dispositions adaptées, tout particulièrement en matière d’hébergement (lieu sécurisé)."est-il mentionné sur le site.

Le Ministère des Affaires étrangères passe le Burkina Faso totalement en rouge depuis les évènements du 2 octobre 2022.
Le Ministère des Affaires étrangères passe le Burkina Faso totalement en rouge depuis les évènements du 2 octobre 2022.
France Diplomatie

14h00 TU. La secrétaire générale de la Francophonie condamne fermement la nouvelle prise de pouvoir par la force.

L'Organisation Internationale de la Francophonie, en la personne de Louise Mushikiwabo, sa Secrétaire générale, a publié un communiqué condamnant fermement "cette nouvelle prise de pouvoir par la force intervenue le 30 septembre 2022 et rappelle l’attachement de la Francophonie au respect scrupuleux des engagements pris par les États et gouvernements dans la Déclaration de Bamako (2000) en faveur d’un accès démocratique au pouvoir."

13h00 TU. Apparition d'Ibrahim Traoré à la télévision nationale 

Le nouveau chef autoproclamé de la junte militaire au pouvoir au Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, appelle à cesser les actes "de violence et de vandalisme" contre la France, dans un communiqué lu à la télévision nationale.

"Ils évoquent le cas du Lieutenant-Colonel Zoungrana. La démission supposée du Lieutenant-Colonel Damiba n'est pas mentionnée." tweete notre correspondante sur place Fanny Noaro-Kabré.

"Les choses sont en train de rentrer progresivement dans l'ordre, nous vous invitons donc à vaquer librement à vos occupations et à vous départir de tout acte de violence et de vandalisme (...) notamment ceux qui pourraient être perpétrés contre l'ambassade de la France ou la base militaire française" de Ouagadougou, indique ce communiqué lu par le capitaine Farouk Azaria Sorgho, avec à ses côtés le capitaine Traoré.

12h40 TU. "Dommages importants" à l'Institut français déplore le ministère des Affaires étrangères 

L'Institut français de Ouagadougou attaqué samedi par des manifestants hostiles à la France a subi des "dommages importants", a déploré dimanche le ministère des Affaires étrangères.

"L'Institut Français de Ouagadougou a subi des dommages important, c'est d'autant plus regrettable qu'il s'agissait d'un des principaux centres culturels de la ville, qui abritait la Bibliothèque Georges Méliès, qui était très fréquentée des Burkinabés", selon le ministère. 

"Des atteintes graves à la sécurité de nos emprises diplomatiques ont eu lieu hier soir à Ouagadougou, s'agissant de l'Ambassade mais également de l'Institut français, ainsi qu'à Bobo Dioulasso où l'Institut a été vandalisé", a ajouté le Quai d'Orsay, condamnant "avec la plus grande fermeté les violences contre nos emprises diplomatiques au Burkina Faso".

10h10 TU. Un hélicoptère militaire survole Ougadougou toute la nuit. 

De petits rassemblements ont eu lieu pendant la nuit de samedi à dimanche sur plusieurs grands axes de la capitale burkinabé Ouagadougou. La ville a été survolée toute la nuit par un hélicoptère miltaire.

Depuis l'annonce vendredi soir par des militaires enmmenés par le capitaine Ibrahim Traoré de la destitution du lieutenant-colonel Paul Henri Damiba - lui même arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en janvier - la tension ne faiblit pas.

10h00 TU. Levée du couvre-feu instauré depuis vendredi. 

En dépit des tensions, les militaires qui ont annoncé avoir destitué le chef de la junte, ont indiqué dans un communiqué lu dimanche à la télévision nationale que le couvre-feu instauré vendredi de 21h00 à 05h00 (locales et GMT) avait été levé.
Les frontières restent pour l'instant fermées.

Le communiqué annonce également la convocation dimanche après-midi "des secrétaires généraux des départements ministeriels chargés de l'expédition des affaires courantes".

08h44 TU. "La France n'a aucune implication dans cequi est survenu au Burkina Faso".

La France a condamné samedi soir "avec la plus grande fermeté" les attaques contre son ambassade au Burkina Faso, indiquant que "la sécurité de (ses) compatriotes" était sa "priorité", au lendemain d'un coup d'Etat militaire. "Nous condamnons les violences contre notre ambassade avec la plus grande fermeté", a indiqué à l'AFP la porte-parole du Quai d'Orsay Anne-Claire Legendre. "Une cellule de crise est ouverte à Ouagadougou et nos équipes sont mobilisées (...) pour la sécurité de nos compatriotes, qui est notre priorité".

08h15 TU. Des tirs de gaz lacrymogènes de l'intérieur de l'ambassade de France au Burkina Faso pour disperser des manifestants. 

Des grenades de gaz lacrymogène ont été tirées dimanche de l'intérieur de l'ambassade de France à Ouagadougou pour disperser des manifestants soutenant le putschiste autoproclamé Ibrahim Traoré, a constaté un journaliste de l'AFP.

Quelques dizaines de manifestants s'étaient rassemblés devant l'ambassade, mettant le feu à des barrières de protection et jetant des pierres à l'intérieur du bâtiment, sur le toit duquel étaient positionnés des soldats français, quand les gazs ont été tirés.

07h50 TU.  L’armée ne reconnaît pas le putsch militaire.

Deux jours après le coup d’État du 30 septembre, la situation reste confuse au Burkina Faso. L’armée ne reconnaît pas le putsch militaire, alors que le colonel Damiba s’est exprimé sur les réseaux sociaux. Fanny Noaro-Kabré, correspondante de TV5MONDE à Ouagadougou, fait le point sur la situation. 
 
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06h32 TU. Les putschistes enfoncent un peu plus l'influence française en Afrique.

La tentative de coup d'État au Burkina Faso entérine encore un peu plus le déclassement de l'influence française en Afrique de l'Ouest. Un déclassement qui profite en particulier à une Russie conquérante, qui surfe sur des opinions publiques devenues hostiles à Paris.

Même si la situation reste confuse dans le pays, le chef de l'État destituté n'ayant pas abdiqué, la dynamique négative pour la France n'est ni récente ni anecdotique et gagne du terrain.  Dans le même temps, la contagion jihadiste s'étend. Les groupes armés frappent de plus en plus fort au Sahel et s'infiltrent vers le golfe de Guinée.
 
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02h00 TU. L’armée burkinabé continue de nier un coup d’État.

Samedi, l'armée a publié un communiqué ne reconnaissant pas le coup d'Etat. Selon elle, il s’agit d"une crise interne" et que les "concertations" se poursuivent avec la junte nouvellement au pouvoir. 

Dans un texte publié sur la page Facebook officielle de la présidence, le lieutenant-colonel a appelé les putschistes "à revenir à la raison pour éviter une guerre fratricide dont le Burkina Faso n'a pas besoin dans ce contexte".
01h30 TU. La France condamne les violences contre ses bâtiments à la capitale. 

À Paris, le Quai d'Orsay a immédiatement réagi, "condamnant les violences contre notre ambassade avec la plus grande fermeté" et ajoutant que "la sécurité de (ses) compatriotes" était sa "priorité".

Ces attaques "sont le fait de manifestants hostiles, manipulés par une campagne de désinformation à notre encontre", a déclaré sa porte-parole Anne-Claire Legendre, en "appelant les parties prenantes à assurer la sécurité" des bâtiments diplomatiques.

01h00 TU.  Des manifestants pro putschistes se rassemblent près d’une base militaire française à ouagadougou. 

Le calme était revenu en début de soirée dans les rues de Ouagadougou. Tard samedi soir, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés près de la base militaire de Ouagadougou, pour soutenir les putschistes, selon un correspondant de l'AFP.

En fin d'après-midi samedi, deux institutions françaises ont été prises pour cible par des manifestants. Un incendie s'est déclaré devant l'ambassade de France à Ouagadougou, a constaté un journaliste de l'AFP, et un autre devant l'Institut français à Bobo-Dioulasso, selon des témoins dans cette ville de l'ouest du pays.

00h51 TU. Damiba nie être protégé par la France. 

"Je démens formellement m'être réfugié dans la base française de Kamboinsin. Ce n'est qu'une intoxication pour manipuler l'opinion", a déclaré le militaire dans un communiqué, sans toutefois préciser où il se trouve.

Plus tôt dans la journée, les putschistes s'étaient exprimés à la télévision nationale, affirmant que M. Damiba "planifiait une contre-offensive" depuis une "base française" près de Ouagadougou. Paris avait rapidement démenti.

00h30 TU. La junte militaire promet de lutter contre le djihadisme au Burkina Faso. 

Dans leur déclaration de samedi après-midi, signée du capitaine Ibrahim Traoré, autoproclamé nouveau chef de la junte vendredi soir, les putschistes ont mentionné leur "ferme volonté d'aller vers d'autres partenaires prêts à aider dans la lutte contre le terrorisme".

Le nouveau chef autoproclamé de la junte, le capitaine Traoré, était jusqu'à présent le chef de corps du Régiment d'artillerie de Kaya, dans le nord du pays, particulièrement touché par les attaques jihadistes.
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00h00 TU. Un putsch commandité par les “Cobras” ? 

Selon plusieurs sources sécuritaires, ce coup de force révèle de profonds désaccords au sein de l'armée, l'unité d'élite des "Cobras" déployée dans la lutte antijihadiste ayant reproché notamment à M. Damiba de ne pas mobiliser toutes les forces sur le terrain.