Afrique

Egypte : les chrétiens coptes pleurent les victimes de l'attaque terroriste

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(c) TV5MONDE - J. MUNTZER - S. ALAYRANGUES

En Egypte, la communauté Copte à nouveau ciblée par le Groupe Etat Islamique. Vendredi, 7 personnes sont mortes dans l'attaque d'un bus dans la province de Minya, alors qu'elles se rendaient à un pélerinage. Les funérailles avaient lieu ce samedi.

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Ils sont venus par milliers en l'Eglise de Minya pour rendre un dernier hommage au victimes de l'attaque terroriste de vendredi.  Dans les six cercueils, les six membres d'une meme famille

Une douleure immense, pour toute une communauté Copte, une nouvelle fois victime des extremistes en Egypte.
 
 Nous voulons leur dire, aux terroristes, que nous les aimons malgré ce qu'ils ont fait. Mais nous voulons leur demander : pourquoi faites vous cela ? Nous ne faisons de mal à personnes, nous servons notre eglise et notre pays en toute honnêtée. Nous ne participons ni au terrorisme, ni à la haineRad Noseer Mitri, Prêtre de l'Eglise de Mar Girgis
L'attaque terroriste s'est déroulée non loin de Minya, sur la route qui mène au monastère Saint-Samuel Le bus qui transportait les fidèles de retour d'un baptême,
a été attaqué par des hommes armés, se revendiquant du groupe état islamique.

Sept personnes ont trouvé la mort et sept autres ont été blessées, dont trois toujours dans un état critique.

A l'hôpital, les autorités tentent de sauver les apparences en se montrant solidaire
 
Les actes criminels de ces terroristes, qui tuent et blessent des gens, ne feront qu'augmenter notre détermination à érradiquer le terrorisme et à consolider notre pays. Le gouvernement ne s'épargnera aucun effort, ni aucun moyen, pour combattre le terrorisme et la violence en Egypte.
La communauté copte a refuser la présence d'officiels aux cérémonies, comme pour signifer leur ras le bol et leur colère face à un drame qui se répète sans cesse pour ces chrétiens.

En mai 2017 déjà, sur la même route, 28 pélerins avaient trouvé la mort sous les balles des djihadistes, et déjà à l'époque, les autorités avaient promis des mesures drastiques pour lutter contre le terrorisme.