Afrique

En 2011, dans les décombres du pouvoir tunisien déchu par la révolution [Le Mémo]

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Le 17 décembre 2010, un jeune vendeur de fruits et légumes s'immole par le feu à Sidi Bouzid, au centre de la Tunisie, une ville fortement touchée par le chômage. Ce drame marque le début de la révolution tunisienne qui entraînera la chute du président Ben Ali le 14 janvier 2011. Deux jours après sa fuite vers l'Arabie saoudite, nos journalistes visitent au nord de la capitale les maisons de la belle-famille du président, mises à sac par les Tunisiens.  

Des maisons aux allures de palaces qui ne sont plus que décombres. En janvier 2011, deux jours après la chute du président Ben Ali, et sa fuite à l'étranger, nos journalistes visitent ce qu'il reste des demeures du clan honni des Trabelsi, la belle-famille du président. 

A Gamart, au nord de Tunis, les Tunisiens les visitent comme les vestiges d'une époque révolue. Ils prennent possession de ces biens qu'ils estiment être les leurs.
 
"Il y a des milliers de maisons, de châteaux, c'est de l'argent public", témoigne un Tunisien présent sur les lieux. 

Le patrimoine des Trabelsi ne leur appartient déjà plus. En 2011, on parle alors de nationalisation, de redistribution des terres. Mais combien d'argent a été placé à l'étranger ? Les Tunisiens savent au moins qu'il y en a beaucoup. Ils craignaient alors de n'en récupérer qu'une infime partie. 

Le président déchu et une partie de sa famille vivent, eux, toujours en Arabie saoudite.