Afrique

Guinée : l'opposition manifeste contre les "violences policières"

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Les forces de l'ordre ont dispersé ce jeudi 15 novembre à Cosa, dans la banlieue de Conakry, une manifestation de l'opposition interdite par le pouvoir. Ce dernier est accusé de"violation" d'un accord sur l'installation des élus locaux et de violences policières.

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Bravant l'interdiction de cette marche, des centaines de manifestants mobilisés à l'appel de l'opposition et beaucoup de jeunes, tous scandent leur colère contre le président guinéen "Dehors Alpha !". Mais ils veulent éviter tout débordement :
 

Il n'y a pas de blessés ni voitures cassées, ni vol ni rien, parce qu'il n'y a pas de forces de l'ordre. Si les forces de l'ordre sont là, c'est (elles) qui tirent sur les gens.

Un manifestant 

C'est la plus grande crainte car huit mois après les élections communales contestées par l'opposition, le bilan est lourd parmi les manifestants :
 

On voit les assassinats, 101 personnes aujourd'hui et cela doit cesser maintenant. Nous demandons justice, que l'Etat mène des enquêtes, que l'on trouve les coupables et que l'on condamne avec la dernière énergie.

Un manifestant 

De leurs côtés, les autorités font état de 13 policiers ou militaires tués. Face aux forces de l'ordre, la tension monte d'un cran. L'opposition accuse le pouvoir de vouloir contrôler les conseils communaux malgré l'accord politique signé le 4 août dernier. Pour Cellou Dalein Diallo, le chef de l'UFDG, principal parti d'opposition, c'est le pouvoir guinéen qui est responsable, comme il le rappelait sur notre plateau ce 15 novembre : 

On a suffisamment dialogué (...)Il y a un accord politique qui vient d'être signé qui avait permis au pays de sortir de la crise post-électorale, mais le gouvernement a décidé de ne pas l'appliquer, il n'y a qu'à l'appliquer, c'est simple.

Cellou Dalein Diallo, le chef de l'UFDG

A Conakry, l'opposition rebrousse chemin et annule son meeting prévu. La crise politique guinéenne s'exacerbe avec la crainte d'un 3ème mandat brigué par le président Alpha Condé, en cas de modification de la Constitution.
 

Cellou Dalein Diallo, chef de l'UFDG, principal parti d'opposition, était l'invité de journal Afrique de TV5MONDE ce 15 novembre :

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©TV5MONDE / Entretien mené par N'Fanteh Minteh