Afrique

Guinée : sept morts dans des heurts liés au coronavirus et à l'électricité

Conakry, (Guinée) mars 2020

Sept personnes ont été tuées mardi 12 mai à Conakry et dans le nord-ouest de la Guinée. Des heurts ont eu lieu avec les forces de l'ordre, en lien avec des barrages routiers contre le coronavirus et des coupures d'électricité.

"Il y a eu cinq morts à Coyah et un à Dubréka", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police, le commandant Mory Kaba.  Dans ces deux préfectures proches de Conakry, des manifestants ont "protesté contre l'érection de barrages" pour isoler la capitale à cause du coronavirus.

A Coyah, ils ont saccagé la police et la gendarmerie, selon le commandant Kaba.

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À Kamsar, près de la ville minière de Boké (nord-ouest), une personne est morte quand "les gens ont manifesté contre les coupures de courant", a indiqué la même source. La victime est "morte par balle", a dit à l'AFP une source médicale.

Péages douteux

A Coyah et Dubréka, des barrages de la police et de la gendarmerie ont été érigés pour empêcher de prendre le chemin de Conakry. Une position mal reçue puisque cette ville est un lieu de travail et de commerce de nombre d'habitants de ces deux préfectures.

Des manifestants ont également affirmé être "lassés de se faire racketter et maltraités" par les forces de l'ordre avant d'entrer et de sortir de Conakry, selon des témoins.

La Guinée, l'un des pays d'Afrique de l'Ouest les plus touchés par le coronavirus, a déclaré 2.213 cas confirmés dont 771 guéris et 11 décès.

Malgré d'importantes ressources naturelles, la Guinée fait partie de ces États où le système sanitaire suscite l'inquiétude face à la pandémie.

Le virus Ebola y a tué 2.500 personnes entre fin 2013 et 2016.

(Re)voir : Guinée : un réferendum marqué par des violences meurtrières
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