Kenya : l’Union Africaine appelle au calme au lendemain de violentes manifestations

Le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat,  appelle au calme et au dialogue au Kenya au lendemain des violences qui ont émaillé des manifestations de l'opposition. Au moins une personne a perdu la vie lors de ces manifestations.
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Moussa Faki Mahamat
Le président de la Commission de l'Union Africaine Moussa Faki Mahamat (au centre), à Addis Abeba, le 16 mars 2023. 
Tiksa Negeri/Pool via AP
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"Le président exhorte toutes les parties en présence au calme et à entamer un dialogue pour surmonter toute divergence dans l'intérêt suprême de l'unité et de la réconciliation nationales", indique un communiqué diffusé par les services du président de la Commission de l'Union Africaine (UA) Moussa Faki Mahamat.

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L'opposant Raila Odinga, rival malheureux du président William Ruto lors de l'élection d'août dernier dont il estime qu'elle lui a été "volée", appelle ses partisans à manifester tous les lundis et jeudis contre la politique du gouvernement et les hausses de prix des denrées de base.

Un mort par balle

Pour la seconde fois en une semaine, la police a tiré des gaz lacrymogènes dans la capitale Nairobi, notamment sur le convoi qui transportait Raila Odinga, et à Kisumu (ouest), l'un des bastions de l'opposition, pour disperser les manifestants. Un jeune homme a été tué par balle à Kisumu, selon le directeur du principal hôpital de la ville, la deuxième personne tuée dans cette région en une semaine après la mort d'un étudiant tué par la police le lundi précédent.

Moussa Faki Mahamat "a exprimé sa profonde inquiétude à propos de la violence (...) qui a provoqué un décès, entraîné des dégâts matériels et interrompu certaines activités économiques". Il soutient "les efforts menés par le gouvernement et le peuple du Kenya pour aller vers l'unité, la paix et la stabilité du pays", ajoute son communiqué.

Au delà des rivalités politiques, les manifestations trahissent également la frustration de nombreux Kényans qui ont des difficultés à se nourrir face à l'augmentation des prix des denrées de base. L'inflation a atteint 9,2% en février, selon le gouvernement, et la sécheresse record qui sévit dans la région prive des millions de personnes de ressources et de nourriture.