Le président iranien en Afrique, une tournée diplomatique rare

Kenya, Ouganda et Zimbabwe. Le président iranien Ebrahim Raïssi entame mardi 11 juillet une visite dans trois pays africains, une nouvelle étape de l'offensive diplomatique lancée par l'Iran pour trouver de nouveaux alliés sur la scène internationale.

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Le président iranien Ebrahim Raïssi

Le président iranien Ebrahim Raïssi lors d'une visite à Cuba en juin 2023.

Yamil Lage/Pool photo via AP
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Ce déplacement de trois jours sera la première visite d'un président de la République islamique en Afrique depuis 11 ans.

A la tête d'une délégation comprenant des hommes d'affaires, M. Raïssi s'entretiendra avec ses homologues kenyan William Ruto, ougandais Yoweri Museveni et zimbabwéen Emmerson Mnangagwa, selon l'agence officielle Irna

La présidence n'a pas communiqué le programme détaillé du déplacement.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Nasser Kanani, l'a présenté comme "un nouveau point de départ" avec les pays africains, qui sont, selon lui, "sérieusement intéressés par développer leurs relations avec l'Iran", notamment "sur les plans économiques et commerciaux".

Ce rapprochement est "également basé sur les vues politiques communes" entre Téhéran et les trois pays visités.

Par ailleurs, le président Raïssi a reçu samedi le ministre algérien des Affaires étrangères Ahmed Attaf en affirmant la volonté de Téhéran de développer les relations avec Alger.

Depuis le début de l'année, l'Iran est engagé dans un processus de normalisation de ses relations avec les pays arabes, au premier rang desquels l'Arabie saoudite, après sept ans de fortes tensions.

Téhéran a parallèlement renforcé ses liens avec la Chine et la Russie dans le cadre d'une stratégie tournée vers l'Est alors que les relations restent tendues avec les Occidentaux, malgré des discussions indirectes engagées avec Washington, notamment sur le nucléaire.

Après s'être rendu en Indonésie, M. Raïssi a visité en juin trois "pays amis" d'Amérique latine, le Venezuela, le Nicaragua et Cuba, où il a dénoncé "les puissances impérialistes", notamment les Etats-Unis.