Afrique

Madagascar : vers des élections anticipées ?

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Reportage © TV5 Monde E. GODAR / G. BORGIA / Montage : S. ALAYRANGUES

La commission électorale malgache (Ceni) a proposé d'anticiper la date des élections présidentielle et législatives, prévues en toute fin d'année, afin de sortir de la crise politique qui secoue la Grande Ile depuis fin avril.

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Comme tous les jours depuis le 21 avril, l'opposition et ses partisans se mobilisent sans reâche et se réunissent sur la place du 13 mai. Ils vont même jusqu'à motiver les fonctionnaires en les sortant de leurs bureaux. L'opposition réclame l'abandon de nouvelles lois électorales. Certaines ont été annulées par la Haute cour constitutionnelle (HCC). Mais une autre demande n'est toujours pas entendue :  la démission du président avant toute élection. Le député  Paul Bert Rahasimanana dit Rossy précise attendre  "une décision de la HCC, légalement, c'est pas un coup d'Etat c'est pas un putsch mais on veut le départ de M. Rajaonarimampianina et  à la limite qu'il puisse  se présenter aux élections contre nous dans une élection anticipée."
 
C'est pas un coup d'Etat, c'est pas un putsch mais on veut le départ de M. RajaonarimampianinaPaul Bert Rahasimanana, député de l'opposition

Dans une tentative de sortir de la crise, la commission électorale a proposé d'anticiper la date de la présidentielle et des législatives. Elles pourraient avoir lieu dès le 29 août au lieu du 28 novembre comme prévu initialement.
La Ceni attend en retour des discussions entre pouvoir et opposition. Yves Herinirina Rakotomanana, président de la CENI malgache explique : " on supplie les responsables politiques quel que soit leur rang et tous ceux qui sentent une responsabilité envers le pays et envers la situation actuelle, de se concerter pour prendre une décision dans les plus brefs délais et pour prendre toutes les dispositions afin d'instaurer le calme."

Si ces élections anticipées ne font pas l'unanimité, la Ceni les reportera au 28 novembre donc comme prévu initialement.... ou même au 29 mai 2019.
D'ores et déjà, l'opposition a rejeté ces propositions. Et reste campée sur ses positions : la démission du président avant tout.