Afrique

Mali : bientôt des mercenaires russes pour former l'armée nationale ?

Des Maliens manifestent ce 22 septembre 2020 pour réclamer le départ des troupes françaises et l'arrivée de soldats russes.
Des Maliens manifestent ce 22 septembre 2020 pour réclamer le départ des troupes françaises et l'arrivée de soldats russes.
AP
Des Maliens manifestent ce 22 septembre 2020 pour réclamer le départ des troupes françaises et l'arrivée de soldats russes.
Le pouvoir malien, dirigée par le colonel et président Assimi Goïta, serait sur le point de signer un accord avec le groupe de sécurité russe Wagner pour permettre l'arrivée de 1000 mercenaires sur le sol malien.<br />
 

Un accord serait sur le point d'être signé par le gouvernement malien permettant l'arrivée de mercenaires russes au Mali. C'est ce qu'avance l'agence Reuters, citant des sources diplomatiques. Ces mercenaires russes du groupe de sécurité privé Wagner seraient chargés de former les soldats maliens. Paris tenterait de casser cet accord. La conclusion éventuelle d'un accord entre la junte au pouvoir à Bamako et la société russe privée Wagner "serait extrêmement préoccupante et contradictoire" avec l'engagement militaire de la France au Sahel, estime la ministre des armées, Florence Parly.

Les mercenaires du groupe russe Wagner vont-ils débarquer à Bamako ? Selon l'Agence Reuters, qui évoque des sources diplomatiques, un accord serait proche entre l'entreprise de sécurité russe Wagner et le gouvernement malien.

1000 mercenaires russes sur le sol malien ?


Selon l'agence Reuters plus de 1000 mercenaires du groupe russe de sécurité privé Wagner pourraient bientôt arriver et venir former les soldats de l'armée malienne. Les mercernaires du groupe Wagner seraient également chargés d'assurer la protection des autorités.

Lire : La Centrafrique, nouveau symbole du retour de la Russie en Afrique

Toujours selon l'agence Reuters, qui évoque quatre sources, le groupe de sécurité Wagner, toucherait 6 milliards de francs CFA par mois pour ce travail de formation. Ce montant correspond à un peu moins de 10 millions d'euros. Le groupe de sécurité privé Wagner est dirigé par Yevgeny Prigozhin, un proche du président russe Vladimir Poutine.

Yevgeny Prigozhin est à la tête du groupe de sécurité privé russe Wagner. C'est un proche de Vladimir Poutine (Archive de mai 2011).
Yevgeny Prigozhin est à la tête du groupe de sécurité privé russe Wagner. C'est un proche de Vladimir Poutine (Archive de mai 2011).
AP/ARCHIVES

L'arrivée de mercenaires russes comparable à ce qui s'est passé en République centrafricaine constitue une menace pour l'influence française au Mali.
Toujours selon l'agence Reuters, Paris vient de dépecher à Bamako le
Monsieur Afrique du Quai d’Orsay.

Paris cherche à casser tout accord avec Wagner

 
Des soldats français quittent l'aéroport de Gao ce 9 juin 2021. Le président français Emmanuel Macron a annoncé la fin de l'opération Barkhane et une réduction de la présence militaire française au Mali.
Des soldats français quittent l'aéroport de Gao ce 9 juin 2021. Le président français Emmanuel Macron a annoncé la fin de l'opération Barkhane et une réduction de la présence militaire française au Mali.
AP

L'objectif est clair : empêcher tout futur accord entre le gouvernement malien et la société russe Wagner. Des diplomates français ont également été envoyés à Moscou.
 

La conclusion éventuelle d'un accord entre la junte au pouvoir à Bamako et la société russe privée Wagner "serait extrêmement préoccupante et contradictoire" avec l'engagement militaire de la France au Sahel.

Florence Parly, ministre française des armées

La ministre française des armées a réagi. La conclusion éventuelle d'un accord entre la junte au pouvoir à Bamako et la société russe privée Wagner "serait extrêmement préoccupante et contradictoire" avec l'engagement militaire de la France au Sahel, estime Florence Parly.
 


L'agence Reuters n'a pas réussi à joindre le groupe de sécurité Wagner pour obtenir confirmation d'un futur accord. La France possède encore plus de 5000 hommes au Sahel dans le cadre de l'opération Barkhane. Le président français Emmanuel Marcon a annoncé la fin de cette opération et une réduction de la présence militaire française au Mali.