Afrique

Mali : des blessés lors d'une manifestation interdite de l'opposition

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(c) A. SISSOKO / S. DARD / I. TAOUFIQI

Tensions politiques à l'approche de la présidentielle au Mali. Une douzaine de personnes ont été blessées dans la répression d'une marche de l'opposition ce samedi à Bamako. La manifestation avait été interdite par le pouvoir.

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Au siège du parti ADP-Maliba, les principaux chefs de file del'opposition se sont réunis dès les premières heures de la journée. Ils ont appelé leurs partisans à les rejoindre, à braver l'interdiction de manifester du gouverneur de Bamako, officiellement à cause de l'état d'urgence.

Mais l'urgence pour eux, dans l'immédiat, c'est de marcher pour exiger que le scurtin présidentielle de juillet prochain soit équitable et transparent. Quelques mètres à peine dans la rue et il leur faut déjà  reculer face à des policiers déterminés à les contenir à coup de gaz lacrymogène et de matraque.

Dès lors les velléités de manifester partent en fumée. Les manifestants et les leaders de l'oppositon se réfugient alors dans l'enceinte de du parti  l'ADP, ils sont ulcérés.
C'est une aggression, et ça c'est très grave. Ils devront répondre de cette aggression. Je ne suis pas seul, je suis avec des dirigeants de partis politiques, avec des candidats à l'élection présidentielle et ce qu'ils essaient de préparer, la mascarade présidentielle qu'ils préparent, cela ne passera pas. Alou Badra Diallo, candidat ADP-Maliba
Dans le reste de la capitale c'est le même scénario. Les  points de rassemblement prévus par les organisateurs de la marche ont été dispersé sans ménagement.
 
Vous n'imaginez pas les policiers se lever à 5 heure du matin, occuperles lieux de rassemblement prévus et ensuite venir vers les manifestants jetter des grenades lacrymogènes, donner des coups de matraquesTiébilé Dramé, président du parti pour la renaissance nationale (PAREMA)
A la fin de la journée au moins 16 blessés dénombrés dont un policier.
Pour rappel, en juin 2017, des milliers de manifestants avaient pu marcher sans encombre dans la capitale pour réclamer l'abandon du projet de révision constitutionnelle, et ce malgré l'état d'urgence déjà en vigeur à l'époque.