Afrique

Mali : la branche d'Al-Qaida au Sahel revendique la mort des trois soldats français

Iyad Ag-Ghali, chef djihadiste dans le Sahel (image de propagande)
Iyad Ag-Ghali, chef djihadiste dans le Sahel (image de propagande)

Quelques jours après l'attaque meurtrière qui a coûté la vie à trois soldats français au Mali, le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans a indiqué en être à l'origine, dans un communiqué diffusé vendredi. 

Via un communiqué publié sur sa plateforme de propagande Al-Zallaqa, le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, a revendiqué l'attaque qui a coûté la vie à trois soldats français, lundi, au Mali.

Le GSIM (ou Jnim selon l'acronyme arabe), principale alliance djihadiste du Sahel, légitime notamment cet assaut par la poursuite de la présence militaire française dans la sous-région. Les caricatures de Mahomet, la défense de leur publication par le président Emmanuel Macron au nom de la liberté d'expression, ainsi que la politique du gouvernement français vis-à-vis des musulmans de France sont également invoquées.

"Pour mettre fin à l'occupation française de la région du Sahel, vos frères moudjahidines (du GSIM) ont mené une opération qualitative contre un convoi des forces d'occupation françaises sur la route reliant Gossi et Hombori, précise le communiqué du groupe diffusé vendredi, et authentifié par le centre américain de surveillance des sites djihadistes SITE. Cette opération bénie a coûté la vie à trois membres des forces d'élite de l'armée d'occupation".

Le GSIM n'a pas fourni de détail sur l'attaque.

47 décès depuis 2013

Les trois soldats ont été tués dans la zone frontalière avec le Niger et le Burkina Faso. Leur véhicule blindé a été visé par un engin explosif improvisé alors qu'ils participaient à une mission d'escorte, selon la présidence française.

Leur décès porte à 47 le nombre de soldats français tués au Sahel depuis 2013 dans les opérations Serval puis Barkhane.

En 2020, la France a engagé en 600 soldats supplémentaires au Sahel, portant ses effectifs à environ 5.100. Elle examine actuellement l'évolution de cet engagement.

Le GSIM appelle ainsi les Français à "faire pression sur (leurs) chefs pour se retirer de la terre du Mali".

Fin novembre, le commandant de Barkhane, Marc Conruyt, avait désigné, devant les députés français, le GSIM comme l'"ennemi le plus dangereux" au Sahel, où le groupe Etat islamique est également présent.
 

(Re)voir : Mali : Bamako et Paris en désaccord sur la gestion des rapports avec les djihadistes

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