Afrique

Mali : le représentant de la Cédéao expulsé pour "agissements incompatibles avec son statut"

Le président malien de transition, le colonel Assimi Goita, au centre, tient une réunion avec une mission du Conseil de sécurité des Nations Unies dirigée par l'ambassadeur du Kenya auprès des Nations Unies, Martin Kimani, à Bamako, au Mali, le dimanche 24 octobre 2021.
Le président malien de transition, le colonel Assimi Goita, au centre, tient une réunion avec une mission du Conseil de sécurité des Nations Unies dirigée par l'ambassadeur du Kenya auprès des Nations Unies, Martin Kimani, à Bamako, au Mali, le dimanche 24 octobre 2021.
©AP Photo/Harandane Diko

Le Mali a déclaré "persona non grata" le représentant spécial de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), Hamidou Boly. Il lui est demandé de quitter le territoire "au vu de ses agissements incompatibles avec son statut", a annoncé lundi le ministère malien des Affaires étrangères. 

Le diplomate, de nationalité burkinabè, "a 72 heures pour quitter le territoire national", explique le ministère dans un communiqué, ajoutant que la décision lui a été notifiée  dans la matinée. 

Le texte ne détaille pas les faits précis reprochés à M. Boly, en poste à Bamako depuis juillet 2019.

Cette décision d'expulsion intervient "après plusieurs mises en garde adressées à l'intéressé à travers sa hiérarchie", indique simplement le ministère qui "réitère la disponibilité du gouvernement (malien) à maintenir le dialogue avec la Cédéao et à oeuvrer ensemble pour la réussite de la transition".

L'annonce du gouvernement malien a lieu dans un contexte diplomatique délicat, alors que la junte au pouvoir au Mali après deux putschs successifs en août 2020 et mai 2021, affiche clairement sa volonté de reporter les élections présidentielles et législatives devant permettre un retour à un pouvoir civil, scrutins dont la Cédéao exige la tenue à la date fixée.

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Le président ghanéen Nana Akufo-Addo, président en exercice de la conférence des chefs d'Etat de la Cédéao, en visite le 17 octobre au Mali, a délivré à la junte au pouvoir un "message ferme" sur la tenue d'élections en février, avait dit à l'AFP un membre de sa délégation.