Afrique

Mali : le tourisme peine à redémarrer

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©TV5MONDE

Il y a quelques années encore, le Mali était l'une des plus importantes destinations touristiques d'Afrique. Mais le pays, en proie à des violences depuis 6 ans, est devenu aux yeux des touristes étrangers une zone à éviter. Tout le Mali n'est pourtant pas touché par les violences, et le gouvernement entend convaincre de nouveaux touristes de s'aventurer hors des sentiers battus.

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La nature est verdoyante, les paysages grandioses mais dans la région de Siby, située à 50 kilomètres de Bamako, les touristes ne sont pas nombreux.

Il y a encore quelques temps, cette région était très prisée par les voyageurs du monde entier. "Il y a des touristes qui viennent mais pas beaucoup. Là ils viennent doucement mais ils ont tellement peur. Ils ne voulaient pas vraiment visiter tant qu'il y avait la crise." explique Moussa Camara, guide touristique.


Pourtant, toutes les régions ne sont pas touchées mais depuis 2012 - date du début du conflit armé - le secteur touristique est au plus bas.

A Bamako, le constat est le même. Face au manque de clients, les commerçants rencontrent également des difficultés économiques. "Depuis le début des hostilités, nous n'avons plus rien, les temps sont très durs." confie  Mamadou Coulibaly, commerçant et sculpteur au marché de Bamako.

Développer le tourisme local

Avant le retour des touristes internationaux, le gouvernement malien tente d'attirer ses habitants dans certaines régions et plus particulièrement dans le sud du pays.
 

Actuellement, l'Agence de Promotion pour le tourisme, organise des journées découvertes à destination de la population malienne. "Il s'agit de les inciter à découvrir les attraits touristiques de leur pays. Leur faire comprendre qu'on peut très bien passer de belles vacances dans son pays, mais encore faut-il le connaître." souligne Fatoumata Ouattara, directrice générale de l'APTM.

Selon les derniers statistiques de la Banque mondiale, en 2016, 173 200 touristes internationaux se sont rendus sur le territoire contre 134 000 en 2012. Des chiffres en hausse mais pas assez pour que le secteur touristique redevienne l’un des piliers de l’économie nationale.