Maroc : le chef de la diplomatie française "personnellement" investi pour renouer avec le royaume

Le nouveau chef de la diplomatie française a fait savoir dans un entretien publié samedi qu'il allait "personnellement" œuvrer au rapprochement entre la France et le Maroc, dont les relations se sont distendues ces dernières années.

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Le ministre français des Affaires étrangères Stéphane Séjourne, lors de sa rencontre avec le Premier ministre par intérim libanais Najib Mikati à Beyrouth, Liban, le mardi 6 février 2024.

Le ministre français des Affaires étrangères Stéphane Séjourne, lors de sa rencontre avec le Premier ministre par intérim libanais Najib Mikati à Beyrouth, Liban, le mardi 6 février 2024.

(Photo AP/Bilal Hussein)
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"On a eu plusieurs contacts depuis mon arrivée" en poste, le 12 janvier dernier, avec les Marocains, a indiqué Stéphane Séjourné au quotidien Ouest France.

"Le Président de la République m'a demandé personnellement de m'investir dans la relation franco-marocaine et d'écrire aussi un nouveau chapitre de notre relation. Je vais m'y attacher", souligne-t-il.

Il estime que la France a "toujours été au rendez-vous, même sur les dossiers les plus sensibles comme le Sahara occidental où le soutien clair et constant de la France au plan d'autonomie marocain est une réalité depuis 2007". 

"Nous ajoutons qu'il est temps désormais d'avancer", dit Stéphane Séjourné. "Je ferai tout dans les prochaines semaines et les prochains mois pour que la France et le Maroc se rapprochent" et ce, "avec le respect des Marocains", promet-il.

Ces deux dernières années ont été émaillées de tensions extrêmement fortes entre le Maroc et la France, ancienne puissance coloniale où vit une importante diaspora marocaine.

A l'origine des tensions : la politique de rapprochement avec l'Algérie voulue par le président français Emmanuel Macron, alors qu'Alger a rompu en 2021 ses relations diplomatiques avec Rabat. 

En septembre, une nouvelle polémique était née lorsque la France avait proposé son aide au Maroc, frappé par un tremblement de terre, aide que Rabat avait ignorée.

Les relations semblaient alors dans l'impasse avant que l'ambassadeur français au Maroc ne fasse en novembre un mea culpa public et qu'une ambassadrice du Maroc en France soit nommée après des mois de vacances, initiant ainsi une période de dégel.