Afrique

Niger : 25 personnes et 63 terroristes tués lors d'une attaque d'un camp militaire à Chinégodar

Soldats nigériens entraînés par l'US. Air Force en juillet 2019 à Agadez (image d'illustration)
Soldats nigériens entraînés par l'US. Air Force en juillet 2019 à Agadez (image d'illustration)
© US. Air force

Une nouvelle attaque a touché une base militaire au Niger. "Des hommes lourdement armés" ont attaqué jeudi 9  janvier un camp de l'armée nigérienne à Chinégodar (Ouest, frontière malienne) : "63 terroristes" et 25 personnes ont été tués selon un communiqué du ministère nigérien de la Défense.

"Jeudi, aux environs de 13H00 (12H00 GMT), le poste militaire avancé de Chinégodar a repoussé une attaque menée par des éléments terroristes. Le bilan provisoire est le suivant: côté ami 25 décédés et 6 blessés. Côté ennemi 63 terroristes neutralisés (tués)", selon le texte lu à la télévision publique par le porte-parole de la Défense, le colonel Souleymane Gazobi.
Les assaillants sont "venus à bord de plusieurs véhicules et motos. (...) La riposte avec l'appui aérien combiné de l'armée de l'air nigérienne et de nos partenaires a permis d'effectuer des frappes et mettre l'ennemi en déroute hors de nos frontières".

Par "partenaires", le Niger entend souvent des avions de chasse ou drones français positionnés à Niamey dans le cadre de l'opération antijihadiste Barkhane et les drones américains qui surveillent le Sahel en permanence.  "Les opérations de ratissage se poursuivent", conclut le communiqué.

Cette attaque survient un mois après celle du camp d'Inates dans le même secteur, qui avait fait 71 morts.

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C'est la première fois que le camp de Chinégodar, un village nigérien à 10 km de la frontière malienne, est visé. Cette base militaire est située dans la région de Tillabéri (ouest) souvent prise comme cible par des djihadistes.

Chinégodar avait accueilli en 2012 les tout premiers réfugiés maliens après l'offensive des rebelles touareg et leurs combats avec l'armée dans le nord du Mali.

Un état d'urgence censé prévenir les incursions djihadistes récurrentes est déjà en vigueur. Les autorités de Tillabéri ont aussi décidé "d'interdire la circulation de motos, de nuit comme jour" dans plusieurs localités, y compris dans la ville de Tillabéri, la capitale régionale.