Afrique

Présidentielle au Congo : sept candidatures validées, un opposant recalé

Le président du Congo Denis Sassou Nguesso à Paris le 30 septembre 2019, lors des obsèques de Jacques Chirac.
Le président du Congo Denis Sassou Nguesso à Paris le 30 septembre 2019, lors des obsèques de Jacques Chirac.
© AP Photo/Kamil Zihnioglu

La Cour constitutionnelle du Congo-Brazzaville a rejeté le 17 février la candidature d’un opposant et validé celle de sept autres personnalités à l'élection présidentielle prévue le 21 mars prochain. La candidature du président sortant, Denis Sassou Nguesso, a été retenue.

La candidature de Michel Mboussi Ngouari, qui se réclame de l’opposition modérée, n’a pas été retenue, selon Auguste Iloki, président la Cour constitutionnelle. Il lui est reproché de ne pas avoir présenté notamment "un certificat médical délivré par les médecins assermentés et une déclaration de moralité fiscale".

La Cour a également relevé "une incohérence entre la signature apposée au bas de sa déclaration de candidature et le spécimen de celle produite au dossier".

Les candidatures de sept autres personnalités ont été validées, dont le dossier du président sortant Denis Sassou Nguesso, 77 ans, qui brigue un quatrième mandat, et cumule 36 ans à la tête du Congo.

Président de la République populaire du Congo de 1979 à 1992, il avait perdu la première élection pluraliste organisée dans le pays en 1992, remportée par Pascal Lissouba, qu'il a ensuite évincé au terme d'une sanglante guerre civile en 1997 grâce à l'appui des troupes angolaises.

Sassou Nguesso a remporté toutes les élections depuis 2002. Le scrutin présidentiel de 2016 a été le plus contesté.

L'épiscopat s'est dit récemment "inquiet" de la transparence de la présidentielle du 21 mars. Le chef de l’État sortant aura notamment pour adversaire son ancien ministre des Finances (1997-2002), Mathias Dzon.

La candidature de Guy-Brice Parfait Kolélas, arrivé deuxième à la présidentielle de 2016, a été retenue. Tout comme celles du député Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, de l'ancien officier de l'armée Albert Oniangué, de l'inspecteur des douanes Anguios Nganguia Engambé, et de Dave Mafoula, 38 ans, sans étiquette politique.