Afrique

Présidentielle au Mali: Ibrahim Boubacar Keïta réélu

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©L. de Matos, P. Didier / TV5MONDE

Le Mali a reconduit le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta à la tête du pays pour un nouveau mandat de 5 ans. Avec 67,17% des voix, il a été préféré à son opposant : Soumaïla Cissé.

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Ibrahim Boubacar Keïta est donc reconduit à la tête du Mali. Le président sortant a recueilli 67,17% des voix au second tour de l'élection présidentielle face à l'opposant Soumaïla Cissé. 

Du côté de ses partisans, c'est la liesse. "Notre champion, notre candidat à savoir le président Ibrahim Boubacar Keïta a su déjà défendre notre projet commun et ce projet commun que nous avions porté ensemblr a eu l'adhésion de la majeure partie des électeurs au Mali", souligne le porte-parole du président réélu. 

Un plébiscite donc, pour le camp du président sortant mais avec une participation faible, plus faible même qu'au premier tour : 34.54% .
Finalement, moins de 2 millions de Maliens ont glissé un bulletin "Ibrahim Boubacar Keita" dans l'urne dans un pays qui compte près de 18 millions d'habitants.
 

Un résultat satisfaisant ? 

Notre rédacteur en chef Afrique de TV5MONDE, Ousmane N'Diaye, revient sur le résultat électoral malien :


Ce pays est incapable d'organiser une élection libre, transparente et incontestée. C'est une défaite de toute la classe politique malienne.

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©Ousmane N'Diaye / TV5MONDE

Une opposition mobilisée

Pour l'opposition, les fraudes ont été nombreuses. Les partisans de Soumaïla Cissé accusent le coup. Ils veulent croire que tout n'est pas terminé : "Nous allons utilisé tous les moyens démocratiques y compris celui de saisir la cour constitutionnelle pour faire annuler les suffrages qui sont marqués du sceau de la fraude, du bourrage d'urne dans les zones grisesn ou il n y a pas eu de vote", a annoncé Tiébilé Dramé, directeur de campagne de Soumaïla Cissé.

Le camp Cissé appelle à la mobilisation populaire, mais de manière pacifique et démocratique. 

Prise de fonction en septembre

Ibrahim Boubacar Keïta entrera en fonction le 4 septembre. La communauté internationale attend du vainqueur qu'il relance l'accord de paix conclu en 2015 avec l'ex-rébellion à dominante touareg, dont la mise en oeuvre accumule les contretemps et qui n'a pas empêché les violences de se propager du nord vers le centre du pays et vers le Burkina Faso et le Niger voisins.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, en grande partie chassés ou dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

L'ONU mène également dans le pays sa plus importante mission actuelle, tandis que la force du G5 Sahel s'y déploie progressivement.