Afrique

Présidentielle au Niger : la Cour constitutionnelle valide l'élection de Mohamed Bazoum

Mohamed Bazoum face à ses partisans, après la proclamation des résultats provisoires de la Céni le déclarant vainqueur de l'élection présidentielle au Niger. Niamey, Niger, 23 février 2021.
Mohamed Bazoum face à ses partisans, après la proclamation des résultats provisoires de la Céni le déclarant vainqueur de l'élection présidentielle au Niger. Niamey, Niger, 23 février 2021.
© Reuters / Tagaza Djibo

La Cour constitutionnelle nigérienne a confirmé dimanche 21 mars dans un arrêt l'élection du candidat du pouvoir Mohamed Bazoum comme nouveau président du Niger avec plus de 55% des suffrages. M. Bazoum succède ainsi à Mahamadou Issoufou qui est arrivé au terme de ses deux mandats légaux.

"La Cour valide et proclame les résultats définitifs du deuxième tour de l'élection présidentielle du 21 février 2021 ainsi qu'il suit (...) Mohamed Bazoum 2.490.049 voix soit 55,66%. Mahamane Ousmane 1.983.072 soit 44,34%", selon son président Bouba Mahamane qui a lu l'arrêt au siège de la Cour.

La Cour a "constaté" que "Mohamed Bazoum a obtenu le plus grand nombre de voix" et "le déclare par conséquent élu président de la République du Niger pour un mandat de cinq ans à compter du 2 avril 2021". La Cour a dit avoir annulé les résultats de 73 bureaux de vote, sans plus de précisions. 

Le taux de participation est de 62,91%, des chiffres sensiblement semblables à ceux publiés le 23 février par la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Mohamed Bazoum, 61 ans, devient le dixième chef de l'Etat du Niger, pays aride à bas revenus et ex-colonie française indépendante en 1960. 

Cinq de ces dix présidents sont des militaires issus d'une série de coups d'Etat que le pays a connue entre 1974 et 2010. 

Mahamane Ousmane conteste ces résultats et a revendiqué sa victoire avec 50,3% des voix.

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Peu après l'annonce par la Céni le 23 février des résultats provisoires donnant la victoire à Mohamed Bazoum, des manifestations avaient éclaté dans plusieurs villes du pays, dont la capitale Niamey : plusieurs pillages et destructions de biens publics et privés avaient été commis. 
 

Ces troubles se sont poursuivis pendant deux jours, faisant deux morts et plusieurs blessés. Plusieurs centaines de personnes avaient été arrêtées. 

Une marche, qui devait être suivie d'un meeting de l'opposition, samedi dernier à Niamey, pour contester l'élection de Mohamed Bazoum a été interdite par les autorités.

A Niamey, un impressionnant dispositif sécuritaire a été déployé à des endroits stratégiques pour empêcher d'éventuelles manifestations d'opposants. Des patrouilles des forces de sécurité sillonnent également la ville de jour comme de nuit, a constaté un journaliste de l'Agence France-Presse.

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