Afrique

Présidentielle au Zimbabwe : qui pour succéder à Mugabe ?

Chargement du lecteur...
© TV5Monde

Après sa destitution, Robert Mugabe a voté comme un citoyen ordinaire ce lundi 30 juillet. 23 candidats sont en lice pour lui succéder, notamment le chef de l'opposition, Nelson Chamisa, qui a revendiqué ce mardi 31 juillet, une victoire "éclatante".

dans

Il a régné d'une main de fer pendant près de 40 ans, et pourtant, Robert Mugabe n'est, ce lundi 30 juillet 2018, qu'un simple électeur. Pour la première fois dans l'histoire récente du Zimbabwe, les élections générales se sont déroulées sans l'ex-homme fort du pays. Toute la journée, les électeurs sont venus en nombre pour un scrutin historique.

Près de 5 millions et demi d'électeurs étaient attendus pour élire président, députés et conseillers municipaux, dans un pays à l'arrêt.

Parmi les favoris de la course à la tête de l'Etat, Nelson Chamisa, tout juste 40 ans. Malgré le soutien embarassant de l'ancien président, Robert Mugabe, le chef de l'opposition se veut être le candidat de la rupture.
 

La victoire est certaine pour le peuple. Les gens se sont exprimés et il est clair que ce vote est un vote pour la victoire, un vote pour la liberté, un vote pour la démocratie, un vote pour un nouveau Zimbabwe.

Nelson Chamisa, candidat du Mouvement pour le changement démocratique

Emmerson Mnangagwa, successeur ? 

Et pourtant, c'est l'actuel président Emmerson Mnangagwa, en poste depuis 8 mois, qui caracole d'une courte tête dans les sondages. L'ancien bras-droit de Robert Mugabe, qui l'a renié quelques semaines avant sa chute en novembre 2017, dit ne vouloir que la paix dans son pays.
 


Je suis heureux que la campagne ait été pacifique et que le vote d'aujourd'hui le soit aussi. Je n'ai aucun doute que le processus électoral reste pacifique jusqu'au bout.

Emmerson Mnangagwa, président du Zimbabwe, candidat de la Zanu-PF

Malgré ces déclarations, des suspicions de fraude demeurent. Pour la première fois en 16 ans, des observateurs occidentaux ont surveillé le bon déroulement du vote. Si aucun candidat n'obtient la majorité absolue, un second tour sera organisé, en septembre prochain.