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Présidentielle en RDC : la majorité en campagne à Goma

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©TV5MONDE

C'est une terre traditionnellement acquise à l'opposition en République Démocratique du Congo (RDC). Le FCC, plateforme du candidat Emmanuel Ramazani Shadary, part en campagne à Goma dans le nord-est du pays. Une région minée par l'insécurité et l'épidémie d'Ebola. Vu le contexte, les populations ont des attentes légitimes.

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Julien Paluku a plusieurs casquettes. Il porte celle de gouverneur du Nord Kivu et celle qu'il endosse ce mercredi 28 novembre : coordonnateur de la campagne du FCC, la plateforme qui soutient le candidat du pouvoir Emmanuel Ramazany Shadary, le dauphin de Joseph kabila.

À des milliers de kilomètres de Goma, le président sortant est toujours présent dans la bouche du gouverneur : "le président Kabila a fait sa mission, il a réunifié le pays, il a fait ses deux mandats. Maintenant, Shadary vient comme candidat de la rupture."

Pour lui, "Joseph Kabila a eu le mérite de réunifier le pays, maintenant le pays a besoin de quelqu'un qui va consolider ce qui a été fait, qui combatte toutes les anti-valeurs. Après le travail sur la cohésion nationale, c'est ce travail qui commence, celui d'un bulldozer".

Dans ce fief de l'opposant Vital Kamerhe, la plateforme du parti au pouvoir a réussi a remplir le stade du Volcan. Tous n'attendent qu'une chose de leur candidat : la sécurité.
 
Un participant au rassemblement explique que "la sécurité, c'est la priorité des priorités, qu'il laisse les autres secteurs et qu'il nous ramène la paix au Nord Kivu, car là, c'est toujours des massacres par-ci, par-là. Et puis, il faut équiper l'armée et emmener des instructeurs pour bien former nos combattants qui pourront s'adapter aux modes opératoires des ADF." 

Emmanuel Ramazani Shadary était ministre de l'intérieur et de la sécurité entre 2016 et 2018. Visiblement, ni lui ni son gouvernement d'alors n'ont rien pu faire contre la recrudescence des attaques attribuées aux ADF Nalu.

Depuis octobre 2014, ces présumés rebelles sont tenus responsables du massacre de plusieurs centaines de civils. Près de 200 000 personnes ont dû fuir la région.