Afrique

Présidentielle en RDC : le dauphin de Kabila entre en campagne, les évêques appellent à un "vote responsable"

Chargement du lecteur...
Le candidat du FCC prie à la cathédrale de Kinshasa ce samedi.
@TV5MONDE

Le candidat Emmanuel Ramazani Shadary, dauphin du président Joseph Kabila, a débuté sa campagne avec une messe à la cathédrale de Kinshasa ce samedi 24 novembre. Loin de le soutenir, l'Eglise catholique a mis en garde contre les "corrompus" et appelle à une "véritable alternance démocratique".

dans

La campagne est officiellement lancée pour le dauphin de Joseph Kabila.

Coup d'envoi pour Emmanuel Ramazani Shadary avec une messe ce samedi à la cathédrale Notre-Dame de Kinshasa.

Une première apparition en public depuis le début de la campagne électorale, sans un mot.

Nous allons battre campagne dans l'humilité, nous allons battre campagne dans l'amour.                                                                    Jean-Claude Kazembe Musonda, cadre du FCC


Jean-Claude Kazembe Musonda, cadre du Front commun pour le Congo (FCC), défend son candidat : "Le Congo a besoin de paix. Nous allons battre campagne dans l'humilité, nous allons battre campagne dans l'amour, tout en préservant l'unité de notre pays qui est très importante."

Aimé KILOLO, porte-parole du candidat du FCC, Emmanuel Ramazani Shadary, ajoute : "Emmanuel Ramazani Shadary aborde cette campagne dans l'humilité
mais en même temps avec la plus grande détermination, c'est un homme d'expérience."

Une campagne assombrie par les violences


Vendredi 23 novembre pourtant, le bilan dressé par les évêques congolais à propos du processus électoral est bien plus sombre.

Pour eux, les conditions ne sont pas réunies pour la tenue d'"élections crédibles" en République démocratique du Congo.

La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) n'a pas manqué d'épingler
une classe dirigeante "corrompue".

Abus de pouvoir, opposants emprisonnés, violences à l'est du pays...
Une situation qui menace le processus électoral, selon les évêques.

Il est encore possible de trouver un consensus sur l'utilisation ou non de la machine à voter.                                                                                       Abbé Nsholé, porte-parole de la Cenco


Ils formulent quelques recommandations, après la polémique autour des machines à voter.

Abbé Nsholé, porte-parole de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) : "Nous pensons qu'il est encore possible de trouver un consensus sur l'utilisation ou non de la machine à voter. Si l'usage de cette machine s'avérait inéluctable, nous demandons à la Commission électorale nationale indépendante (Céni) de rassurer le peuple congolais que la machine ne sera exclusivement utilisée que pour l'identification des candidats et l'impression des bulletins de vote, de procéder uniquement au comptage manuel des voix et d’afficher les procès-verbaux dans tous les bureaux de vote et de dépouillement le même jour."

L'Eglise catholique préconise un comptage manuel des voix. Sa principale crainte : que les résultats soient contestés.

Et si elle ne soutient aucun candidat, elle appelle les Congolais à un "vote responsable".