Afrique

Présidentielle sénégalaise : des jeunes à l'école du pétrole

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©TV5MONDE/ M. Chevance

Au Sénégal, le pétrole offrira-t-il un avenir radieux ? Certains veulent y croire. Une école du pétrole et du gaz vient d'ouvrir ses portes. Reportage auprès de la première promotion.

Se mettre dans la peau d’un ingénieur de forage pétrolier : Ibrahima Ndour calcule la profondeur du puit de pétrole, estime les risques, car dans quatre mois il commence son premier stage sur le terrain. « On essaye, en quelques sortes de nous faire une simulation du travail qui nous attend, explique-t-il. Donc c’est un puit d’exploration qu’on doit forer en Amérique du Sud. On doit faire tout le programme de forage et définir pour chaque phase de forage les outils à utiliser ».

Plusieurs semaines de préparation, avec trois camarades. Bientôt c’est l’évaluation de leur projet. Et la pression monte… Ibrahima Ndour raconte : « Jeudi et vendredi des professionnels viendront ici, de Total et d’autres compagnies pétrolières pour assister à la présentation des rapports des projets ». 

Opportunité

Pour les encadrer, Babacar Seck, le seul Sénégalais de l’équipe enseignante est rentré spécialement du Canada. Enthousiaste, il raconte : « Avant il fallait voyager, aller dans un pays producteur de pétrole ou être recruté par une compagnie de service ou d’exploration et puis émigrer pour pouvoir se spécialiser. Là on a l’opportunité de se spécialiser sur place et de chercher du travail ».

Les places sont chères 

22 heureux élus retenus parmi 2200 candidats. Des frais de scolarité pris en charge par l’Etat, frais dont l’école n’a pas souhaité donner le montant. Une bourse mensuelle de 65 000 FCFA par élèves est par ailleurs financée par un partenaire privé.

Galère

​A la maison, l'ambiance est toute autre. Ibrahima vit en banlieue, chez son oncle, à Rufisque, avec ses cousines. Parmi elles, Aïssatou Ngom. Elle étudie le droit à la faculté de Dakar, et les promesses de développement liées au pétrole, c’est loin d’être sa priorité : « Moi j’ai une bourse de 40 000 FCFA par mois. Je galère un peu à la fin du mois puisqu’avant la fin du mois j’ai déjà dépensé la moitié ou plus. Il faut vraiment être déterminé pour rester à l’université ». 

Ibrahima reste donc l’exception. Dans moins d’un an, il intègrera l’industrie pétrolière.


>> Retrouvez l'intégralité de notre reportage :

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