Afrique

RDC: au moins 16 morts dans une attaque en Ituri, attribuée aux ADF

Des soldats des Forces de défense congolaises et des forces des Nations Unies patrouillent dans la zone d'une attaque près de la ville d'Oicha, à 30 km de Beni, en République démocratique du Congo, le vendredi 23 juillet 2021. L'armée congolaise affirme qu'au moins 16 personnes ont été tuées et huit blessés après une attaque par des rebelles présumés des Forces démocratiques alliées, dans la province congolaise du Nord-Kivu. D'autres sont toujours portés disparus après l'embuscade qui a eu lieu jeudi, sur une route entre les villes de Chanichani et Mayi-Moya, à une trentaine de kilomètres au nord de Beni.
Des soldats des Forces de défense congolaises et des forces des Nations Unies patrouillent dans la zone d'une attaque près de la ville d'Oicha, à 30 km de Beni, en République démocratique du Congo, le vendredi 23 juillet 2021. L'armée congolaise affirme qu'au moins 16 personnes ont été tuées et huit blessés après une attaque par des rebelles présumés des Forces démocratiques alliées, dans la province congolaise du Nord-Kivu. D'autres sont toujours portés disparus après l'embuscade qui a eu lieu jeudi, sur une route entre les villes de Chanichani et Mayi-Moya, à une trentaine de kilomètres au nord de Beni.
AP Photo/Al-hadji Kudra Maliro

Au moins 16 civils ont été tués lundi en Ituri, province troublée de l'est de la République démocratique du Congo, dans une nouvelle attaque attribuée au groupe armé d'origine ougandaise, les ADF.

Selon la société civile locale, les victimes avaient été prises en otages il y a quelques semaines par les rebelles des ADF (Forces démocratiques alliées).

Ils les ont exécutées à l'arme blanche sur la route nationale 4, à hauteur de la localité d'Idohu, a précisé Dieudonné Malangai, vice-président de la société civile de la chefferie de Walese Vonkotu, dont fait partie cette commune.

Renforcement de la présence militaire dans la région

Lors d'un meeting devant la population à Komanda, à une quarantaine de km de là, auquel a pu assister un correspondant de l'AFP, le gouverneur militaire pour l'Ituri, le lieutenant-général Johnny Luboya Nkashama, a déploré cette tuerie.
"Nous allons renforcer notre présence dans la région", a-t-il assuré, alors que l'Ituri, ainsi que la province voisine du Nord-Kivu, sont placées depuis le 6 mai en état de siège, mesure censée mettre un terme aux activités des groupes armés qui terrorisent les civils.

"Les hélicoptères sont déjà là, et d'autres militaires vont arriver, avec des camions et des munitions, pour bien assurer la sécurité dans cette zone et organiser des convois sur cette route", où des véhicules sont parfois visés par les ADF, a-t-il ajouté. 

Il a promis de revenir dans un mois pour évaluer de nouveau la situation avec les habitants, dont des milliers ont dû quitter leurs maisons pour fuir les violences.
"L'objectif est de nettoyer la zone complètement et de permettre à la population de regagner les villages", a-t-il ajouté, devant une foule très sceptique.

Les habitants se posent des questions sur l'efficacité de l'état de siège

"On pensait que l'état de siège allait ramener la sécurité mais les gens continuent à mourir tous les jours", ont lancé des habitants, en exprimant leur déception.
À l'origine des rebelles musulmans ougandais, les ADF sont accusés de massacres de civils ayant fait au moins 6.000 morts depuis 2013, d'après un bilan de l'épiscopat congolais.

Depuis avril 2019, certaines de leurs attaques sont revendiquées par l'organisation jihadiste État islamique. Les Etats-Unis les ont placés en mars sur la liste des "organisations terroristes" affiliées à l'EI.