Afrique

RDC : les Congolais de l'étranger devraient pouvoir participer aux prochaines élections

En 2018, les Congolais de l'étranger n'avaient pas pu participer à la présidentielle. Le processus aurait été trop long et trop coûteux d'après le gouvernement et l'Assemblée. AP/ Jerome Delay.
En 2018, les Congolais de l'étranger n'avaient pas pu participer à la présidentielle. Le processus aurait été trop long et trop coûteux d'après le gouvernement et l'Assemblée. AP/ Jerome Delay.

En 2023, la RDC devrait élire un nouveau président. Les Congolais habitants à l'étranger pourront participer pour la première fois à ce scrutin. La Commission électorale nationale indépendante a annoncé une phase de test dans cinq pays pilotes. 

Lors des prochaines élections en République Démocratique du Congo, les membres de la diaspora devraient pouvoir voter. Leur participation était déjà prévue par la loi électorale, mais elle n’avait pas été organisée pour des raisons logistiques pendant les précédents scrutins. 

La Constitution congolaise oblige en effet l’enregistrement des ressortissants étrangers sur les listes. Mais les moyens financiers et humains avaient manqué, notamment en 2018. Sur demande du gouvernement, l’Assemblée Nationale avait alors voté de ne pas les faire participer.

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La diaspora congolaise, l’une des plus importantes d’Afrique, est évaluée entre 2 et 7 millions de personnes. En France, elle représenterait environ 35 000 personnes, très majoritairement binationales selon l’ambassade. 

Ces Congolais habitants à l’étranger doivent dans un premier temps être recensés : un processus long, qui faisait craindre un report de la date des élections en 2018. Certains des membres de la diaspora avaient toutefois dénoncé à l’époque des manoeuvres pour les exclure du scrutin présidentiel. 

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Cinq pays pilotes devraient être choisis cette fois par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour tester le processus. D’après RFI, les pays limitrophes seront exclus de ce test, « pour éviter des tensions et des accusations de fraude compte tenu de la proximité ». Le média cite l’Afrique du Sud, l’Europe ou les Amériques comme zones potentielles pour cet essai. 

Le fichier électoral doit être entre temps révisé, pour préparer l’élection présidentielle de 2023.