Afrique

RD Congo : grève des transports en commun à Kinshasa

Un taxi collectif à Kinshasa en 2016
Un taxi collectif à Kinshasa en 2016
©AP/JEROME DELAY

Bus et taxis étaient très rares ce lundi 21 mai au matin à Kinshasa, mégalopole de 12 millions d'habitants, en raison d'une grève des chauffeurs qui dénoncent la baisse des tarifs de la course par les autorités.

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Les chauffeurs de bus et de taxi de Kinshasa dénoncent la baisse des tarifs de la course par les autorités. Ils sont en grève ce lundi 21 mai.

"Nous avons décidé de garder nos véhicules à la maison pour dénoncer l'attitude de nos dirigeants. Ils avaient augmenté le prix du transport en raison de l'augmentation du prix du carburant, maintenant ils baissent les prix, est-ce que le prix du carburant a baissé ?", a expliqué Auguy Loboko, un chauffeur de taxi-bus. 

Sur l'avenue du 24-Novembre, la circulation était très fluide en matinée, contrairement aux habitudes, et de nombreuses personnes marchaient, ont constaté des journalistes de l'AFP.

"J'ai marché à pied de la commune de Selembao jusqu'à Bandal" (centre), une distance d'environ 5 km, "il n'y a pas de bus de transport en commun", a témoigné Junior Mandiangu, un habitant. 

"Je suis venu à pied de Ngiri-Ngiri jusqu'ici à la Gombe (8 km), il n'y a pas de bus, c'est la faute de nos autorités qui ne savent pas ce qu'ils font", a rouspété Papy qui travaille pour une société de gardiennage. 

Les autobus publics étaient en revanche bondés sur les grandes artères de la ville. "Je suis venue à bord d'un bus Transco (transport public) dans des condition très difficiles. Nous étions serrés comme des sardines dans une boite à conserve", s'est plainte Marcelline.

Le prix de la course de taxi, taxi-bus et autobus publics est passé de 500 à 700 francs congolais (0,30 à 0,43 dollar) au début du mois sur décision des autorités urbaines évoquant l'augmentation du prix du carburant à la pompe. 

Les étudiants de plusieurs universités ont manifesté contre cette décision, donnant lieu à des heurts avec la police. Le ministre de l'Enseignement supérieur et universitaire avait sollicité une révision à la baisse, de ces tarifs qui sont revenus à leur niveau initial.