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Sahara occidental: Une "solution pacifique" est "possible" (ONU)

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"Une solution pacifique" au conflit dans le Sahara occidental est "possible", a estimé jeudi l'envoyé spécial de l'ONU à l'issue d'une table ronde de deux jours entre les parties à Genève, les premières discussions depuis 2012.

Chargé du dossier depuis 2017, l'ex-président allemand Horst Kohler a également annoncé qu'il entendait organiser une nouvelle réunion sur le même format au premier trimestre 2019.

Six ans après l'échec de négociations directes, le Maroc et le Front Polisario, qui se sont fait la guerre jusqu'au cessez-le-feu de 1991, ont participé aux discussions à Genève en présence de représentants de l'Algérie et de la Mauritanie.

"Une solution pacifique à ce conflit est possible", a déclaré M. Kohler, lors d'un point de presse.

"D'après nos discussions, il est clair pour moi que personne ne gagne à maintenir le statu quo", a-t-il ajouté.

Présentée par l'ONU comme un "premier pas vers un processus renouvelé de négociations en vue de parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental", la réunion à Genève s'est tenue dans "une atmosphère d'engagement sérieux et de respect mutuel", a relevé l'envoyé de l'ONU.

Le Polisario, qui a proclamé en 1976 une République arabe sahraouie démocratique (RASD) avec le soutien de l'Algérie et de la Libye, milite pour l'organisation d'un référendum d'autodétermination. Il doit régler selon lui le conflit né au moment du départ des colons espagnols.

Le Maroc contrôle dans les faits 80% de ce territoire désertique de 266.000 km2, et traite comme ses dix autres provinces cette région dotée d'un millier de km de littoral atlantique poissonneux, ainsi que d'un sous-sol riche en phosphates.

Rabat, dont la délégation à Genève était conduite par le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita, rejette toute solution autre qu'une autonomie sous sa souveraineté, en invoquant la nécessité de préserver la stabilité régionale.

Le dernier cycle de négociations directes lancé par l'ONU en mars 2007 s'était enlisé en raison de désaccords entre le Maroc et le Polisario sur le statut du territoire et sur la composition du corps électoral pour le référendum d'autodétermination.