Afrique

Sahel : la force française Barkhane annonce la mort d'un cadre djihadiste "important"

Un soldat français de la force Barkhane avec une mitrailleuse à bord d'un hélicopter de transport Caiman, au cours d'une mission nocturne à Gaa, au Mali, le 7 juin 2021. 
Un soldat français de la force Barkhane avec une mitrailleuse à bord d'un hélicopter de transport Caiman, au cours d'une mission nocturne à Gaa, au Mali, le 7 juin 2021. 
Jerome Delay (AP)

La force antidjihadiste française au Sahel, Barkhane, a annoncé, vendredi 8 octobre, avoir tué la veille au Mali, Oumarou Mobo Modhi, un cadre présenté comme "important" au sein du groupe djihadiste Ansaroul Islam.

Oumarou Mobo Modhi, décrit comme étant à la tête d'un réseau de poseurs d’engins explosifs improvisés (EEI), a été "neutralisé" dans la région d'Hombori, frontalière du Burkina Faso, lors d'une opération de Barkhane "en coordination" avec les armées malienne et américaine, a indiqué Barkhane, employant le verbe communément utilisé pour signifier la mort de la cible.

L'armée américaine fournit du soutien en logistique et en renseignement aux forces françaises au Sahel.

Oumarou Mobo Modhi "était un chef de groupe important au sein d’Ansarul Islam. Directement subordonné à Jafar Dicko, émir du groupe, il opérait dans la région de la RN16 (route nationale 16) entre Gossi et Gao et y supervisait en particulier la pose d’EEI", a précisé Barkahne.

(Re)voir : Le Mali dénonce l'"abandon" de la France et se tourne vers les mercenaires russes

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Il s'agit du deuxième djihadiste "important" supprimé par l'armée française ces derniers mois.

A la mi-septembre, le président français, Emmanuel Macron, avait annoncé le décès du chef du groupe Etat islamique au Grand Sahara, Adnan Abou Walid Al-Sahraoui,  tué lors d’une frappe de drone le 17 août dans la forêt de Dangarous, à l’est du Mali.

Un "chef de groupe respecté" pouvant mener "des attaques d'envergure"

Les mines artisanales sont une arme de prédilection des djihadistes dans la zone.

Ce "chef de groupe respecté" pouvait "de manière ponctuelle prendre le commandement d'une centaine d’hommes pour mener des attaques d'envergure", a poursuivi Barkhane.

Ansaroul Islam a été créé en 2016 du côté burkinabè de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso par Ibrahim Malam Dicko, un prêcheur burkinabè.

Ce groupe, d'abord établi dans le nord du Burkina Faso, a tissé des liens avec celui d'Amadou Koufa, appartenant à la nébuleuse Al-Qaïda au Sahel et opérant dans le centre du Mali.

Il a revendiqué de nombreuses attaques dans le nord du Burkina Faso durant ses premières années d'activité.

Le nombre d'opérations revendiquées par Ansaroul Islam a drastiquement baissé après la mort d'Ibrahim Malam Dicko, remplacé par son frère Jafar Dicko.

Des experts du conflit sahélien ont affirmé que ses membres avaient rejoint d'autres groupes djihadistes de la région, sans que cette information puisse être corroborée sur le terrain.

Le centre du Mali est l'un des principaux foyers du conflit sahélien. Seize militaires maliens y ont été tués mercredi dans une embuscade imputée aux djihadistes.

(Re)voir : Le Mali peut-il devenir le nouvel Afghanistan ?

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