Sénégal : Direct - Ousmane Sonko, condamné pour diffamation, pourra se présenter à l'élection présidentielle de 2024

Ousmane Sonko est condamné à deux mois de prison avec sursis et 200 millions de Franc CFA de dommages et intérêts. Selon ses deux avocats cette peine préserve son éligibilité pour la présidentielle de 2024. Il était poursuivi pour diffamation par le ministre du tourisme.  Un important dispositif de sécurité a été déployé dans la capitale où des commerces et des banques ont fermé en raison du risque de troubles.
 
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OUSMANE SONKO PARTISANS
Des partisans d'Ousmane Sonko manifestent le 14 mars dans les rues de Dakar.
AP
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17h00 TU : un répit judiciaire de courte durée ? Le ministre du tourisme annonce faire appel.

Si le maintien de son éligibilité est confirmé, le jugement semble susceptible de diminuer au moins temporairement les vives tensions qui parcourent le pays depuis des semaines et qui, jeudi encore, ont quasiment mis à l'arrêt la capitale Dakar, quadrillée par les policiers et les gendarmes.

Mais ce répit pourrait être de courte durée. "Le parquet et mes avocats ont fait appel" du jugement, a déclaré à l'AFP le ministre du Tourisme Mame Mbaye Niang, confirmant des informations de ses conseils.

Le sort de M. Sonko est aussi suspendu à une autre procédure dans laquelle il est mis en cause pour des faits présumés de viols, qu'il conteste.

15H30 TU : comment Ousmane Sonko a pu garder le droit d'être candidat à la présidentielle 2024.

Ousmane Sonko a été  donc condamné pour une peine de deux mois avec sursis pour diffamation. Le juge l’a relaxé pour les délits de faux et usage de faux, ainsi que d’injures publics.  Le maire de Ziguinchor est condamné à payer 200 millions à Mame Mbaye Niang en guise de dommages et intérêts.

Avec cette condamnation, le principal opposant à Macky Sall conserve son éligibilité. S’il avait été condamné à « plus de trois mois d’emprisonnement sans sursis ou à une peine d’emprisonnement d’une durée supérieure à six mois avec sursis », Ousmane Sonko aurait pu voir son nom retiré des listes électorales « pour une durée de cinq ans » selon  le code pénal.

Le ministère public avait requis lui une peine de prison de deux ans dont un ferme contre Ousmane Sonko, ce jeudi  au tribunal correctionnel.


14H00 TU : Maître Pierre Olivier Sur, avocat de  Mame Mbaye Niang loue le jugement prononcé.

Maître Pierre Olivier Sur, avocat de  Mame Mbaye Niang, se félicite du jugement. "Le rôle du juge c’est d’apaiser les choses et si la décision était trop lourde, le pays s’enflammait". Ousmane Sonko reste éligible pour la présidentielle 2024.


13h30 TU : L'avocat de Mame Mbaye Niang, Pierre Olivier Sur confirme qu'Ousmane Sonko ne perd pas ses droits civiques.



12H30 TU : "Avec deux mois avec Sursis, Sonko reste éligible", selon ses deux avocats.

Un tribunal sénégalais a condamné jeudi l'opposant Ousmane Sonko à deux mois de prison avec sursis pour diffamation à l'encontre du ministre du tourisme, une peine qui préserve son éligibilité pour la présidentielle de 2024 selon ses avocats.

Ousmane Sonko, 48 ans, devait répondre de diffamation, injures et faux contre le ministre du Tourisme Mame Mbaye Niang au cours de ce procès sous haute tension, dans une capitale quadrillée par les policiers et les gendarmes.

"Avec deux mois avec sursis, Sonko reste éligible", ont déclaré à l'AFP deux de ses avocats, Mes Bamba Cissé et Cheikh Khoureyssi Ba.

12H00 TU : Ousmane Sonko ne perdrait pas ses droits civiques selon notre correspondant. Il pourra se présenter à la prochaine élection présidentielle.

11H00 TU : Ousmane Sonko est condamné à deux mois de prison avec sursis et 200 millions de Franc CFA de dommages et intérêts. Il était poursuivi pour diffamation par le ministre du tourisme.



10H00 TU :  le procès d'Ousmane Sonko pour diffamation reprend, vif echanges entre les deux parties

Le procès en diffamation contre l'opposant sénégalais Ousmane Sonko a repris jeudi en l'absence du prévenu mais dans un climat persistant de vive tension à un an de la présidentielle, ont constaté les journalistes de l'AFP. 

Dakar a une fois de plus été quadrillée par les policiers et les gendarmes et l'activité tournait à nouveau au ralenti dans la capitale, comme c'est devenu la règle, par craintes de troubles, à chaque rendez-vous d'Ousmane Sonko avec la justice

l était absent jeudi à la reprise des débats dans un palais de justice transformé en camp retranché. M. Sonko avait préalablement déclaré que sa présence n'était pas requise et qu'il pouvait se faire représenter par ses avocats.

L'audience a aussitôt donné lieu à des incidents de procédure et à de vifs échanges entre les parties. Le juge a rejeté une demande de nouveau renvoi des  avocats de M. Sonko, qui ont quitté le prétoire.


9H30 TU : l'avocat français de Ousmane Sonko Juan Branco a été arreté puis refoulé à l'aéroport de Dakar
C'est ce qu'a annoncé l'avocat pénaliste français sur twitter sans en donner la raison.



9H20 TU : que reproche t-on judicairement à Ousmane Sonko, le principal opposant ?

Ce jeudi 30 mars Ousmane Sonko, principal opposant dans le pays, en saura plus sur son avenir politique. Il est poursuivi par le ministre du Tourisme Mame Mbaye Niang, un responsable du parti présidentiel, pour "diffamation, injures et faux". En cas de condamnation Ousamne Sonko pourrait être radier des listes électorales et ne serait plus en mesure de se présenter à l'élection présidentielle.

Le ministre devant un tribunal de Dakar lui reproche d'avoir déclaré en décembre 2022  que sa gestion avait été "épinglée" dans un rapport d'une institution de contrôle sur le Programme de développement des domaines agricoles communautaires (Prodac), ce qu'il nie.

Mame Mbaye Niang était de 2014 à 2019 à la tête du ministère de la Jeunesse et de l'Emploi et avait sous sa tutelle le Prodac mis en place par le président Sall pour favoriser l'emploi des jeunes en milieu rural.

Ousmane Sonko est également poursuivi dans une autre affaire pour "viols et menaces de mort". ll est poursuivi par une masseuse d'un salon de beauté de Dakar. L'opposant a refusé de se soumettre à un test ADN.

Lire : que reproche t-on à Ousmane Sonko ?


9h00 TU : les manifestations de soutien à Ousmane Sonko interdites, les commerces et banques fermés dans les principales artères de Dakar.

Les autorités ont interdit nombre des rassemblements prévus ce  jeudi 30 mars, mais la principale coalition d'opposition a dit son intention de défier l'interdit.
 

Alors qu'ils s'apprêtaient à faire une déclaration mercredi sur un axe important de la capitale, les chefs de la coalition Yewwi Askan wi (YAW, Libérons le peuple en langue ouolof) ont été dispersés à coups de gaz lacrymogène par la gendarmerie, selon des images visionnées par l'AFP.

Les tensions ont considérablement ralenti les activités de la capitale. Les vacances des écoles et de l'université ont été avancées. Les transports publics ont suspendu leurs lignes mercredi. Des banques ont annoncé fermer plus tôt. 


 

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