Afrique

Coupe Arabe : Tunisie-Algérie, une finale pour la gloire du Maghreb

Youcef Belaïli, à gauche, saute de joie après avoir marqué le deuxième but de son équipe sur un penalty lors de la demi-finale de la Coupe arabe de football entre le Qatar et l'Algérie, à l'Al Thumama de Doha, au Qatar, jeudi 16 décembre 2021. 
Youcef Belaïli, à gauche, saute de joie après avoir marqué le deuxième but de son équipe sur un penalty lors de la demi-finale de la Coupe arabe de football entre le Qatar et l'Algérie, à l'Al Thumama de Doha, au Qatar, jeudi 16 décembre 2021. 
AP Photo/Darko Bandic

Après avoir battu le Qatar, pays hôte de la Coupe arabe, l'Algérie affrontera la Tunisie pour une finale 100% africaine et maghrébine ce samedi 18 décembre. Retour sur le parcours des deux équipes au sein de la compétition à l’approche de ce match d’exception.

Les équipes nord-africaines ont montré leur supériorité lors de la Coupe arabe de football au Qatar. C'est l'Algérie qui affrontera la Tunisie ce samedi 18 décembre pour la finale de la compétition. 

Une finale qui fait figure de répétition générale, à un an de celle de la Coupe du monde aussi organisée dans l’émirat du Golfe.

Ce qui est certain, c'est que la compétition fait du bien à la cohésion du Maghreb. C'est ce que confie l'ex-international marocain Abdeslam Ouaddou. "Les pays du Maghreb sont souvent en tension sur le plan géopolitique. C'est bien que le sport et le football en particulier arrivent à faire cohabiter toutes ces personnes (…). On a vu plein de vidéos de supporters de différents pays qui se serraient dans les bras." 

Un sans-faute pour l'Algérie, une victoire in extremis pour la Tunisie

Après avoir éliminé le Maroc le week-end dernier aux tirs au but, les Fennecs sont venus à bout du Qatar (2-1) mercredi 15 décembre au terme d'une demi-finale qui restera longtemps dans les annales. 

Le numéro 10 algérien Youcef Belaïli a fait la fierté de son équipe. Il a d'abord vu son penalty être repoussé avant d'envoyer le ballon au fond des filets dans la foulée. 

De leur côté, les Aigles de Carthage n'ont eu besoin que d'un but contre leur camp à la toute dernière minute du temps additionnel du capitaine égyptien Amr El Soulia pour l'emporter (1-0).

Une "bonne dynamique" pour les Fennecs

Les Algériens n'ont perdu aucune rencontre durant la compétition de la Coupe arabe. Pourtant, ils ont dû jouer sans le milieu offensif de Manchester City, Riyad Mahrez.

"L'Algérie est sur une bonne dynamique lancée par l'équipe de Djamel Belmadi, et suivie par l'équipe de Bougherra. Il y a un mental et un discipline extraordinaire", confie Abdeslam Ouaddou qui a lui-même intégré le staff technique de l’équipe d’Algérie en 2020."Ils sont très respectueux des valeurs, du drapeau, du cadre de vie mis en place par l'entraîneur et ont du talent par ailleurs."

Selon lui, c'est d'ailleurs tout ce qui fait la différence entre l'Algérie et le Maroc aujourd'hui, deux équipes qu’il connaît bien. "'Le talent aujourd'hui ne suffit pas. On ne gagne pas de match à coup de grosses primes financières." Une référence aux primes consentis par le Maroc à ses joueurs.

À (re)lire : Coupe arabe des Nations : Maroc-Algérie, bien plus qu’un simple match

Des joueurs "locaux" en Tunisie

Les Tunisiens, de leur côté, ont joué la compétition sans l'attaquant de Saint-Etienne, Wahbi Khazri. Leur équipe fait aussi preuve d’un sens du collectif, selon Abdeslam Ouaddou. "Ils arrivent à "produire" des joueurs locaux. Produire un joueur local, c'est aussi s'attacher aux valeurs du pays, à l'identité, à la culture."

L’ex-international marocain rappelle que le nombre de joueurs tunisiens qui arrivent à s’expatrier montre bien combien le pays est formateur.

Des supporters tunisiens célèbrent la victoire de leur équipe lors de la demi-finale de la Coupe arabe de football entre la Tunisie et l'Égypte, au Qatar, mercredi 15 décembre 2021.
Des supporters tunisiens célèbrent la victoire de leur équipe lors de la demi-finale de la Coupe arabe de football entre la Tunisie et l'Égypte, au Qatar, mercredi 15 décembre 2021.
AP Photo/Darko Bandic

Quelle qu’en soit l’issue, la compétition laisse flotter un vent d’optimisme pour la prochaine Coupe du monde au Qatar. Les stades remplis et l’organisation réussie de la compétition par le pays hôte donne de l’espoir à Abdeslam Ouaddou. "Quand on voit le public revenir dans les stades, ça change quand même l'environnement et l'atmosphère. Les supporters ont une part importante dans le spectacle et le football mondial."

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