Afrique

Tunisie : grève massive de la fonction publique

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En Tunisie, pari réussi pour l'UGTT, principale centrale syndicale du pays. Son appel à la grève générale dans la fonction publique est massivement suivi.
 

Un centre ville étrangement calme. Les conséquences de la grève pouvait se voir au coeur de Tunis ce jeudi 17 janvier. Pour la première fois, administration et entreprises publiques se sont associées pour un arrêt du travail massif pendant 24 heures.

Résultat : transports, écoles, mais aussi les agences de la poste ou de la société d'électricité n'ont pas fonctionné. 

La puissante centrale syndicale UGTT a une fois de plus fait la démonstration de sa force. Son secrétaire général Noureddine Taboubi a fait un discours au siège du syndicat, dénoncant les choix libéraux des dirigeants. 

L'essentiel des revendications porte sur l'augmentation des salaires, nécessaire pour compenser la baisse du pouvoir d'achat due à l'inflation. Elle a atteint 7,5 % en 2018. Un rude problème pour des salaires notoirement bas. 

Mais la Tunisie est lourdement endettée et a dû promettre au FMI qui la soutient de procéder à des réformes et diminuer le poids de la fonction publique. Au total, c'est un million de personnes, soit un quart de la population active tunisienne qui est concerné par ce problème.

"Ils ont vendu la Tunisie, hypothéqué la Tunisie. Mais nous ne là céderons pas, assure Noureddine Taboubi, secrétaire général de l'UGTT . Votre combat, fils et filles de Hached, fondateur de l'UGTT, c'est plus que les augmentations salariales. Vous allez défendre la Tunisie, l'immunité de la Tunisie et l'indépendance de la décision nationale."

Comme le reste du pays, l'aéroport de Tunis est quasiment à l'arrêt. L'un des rares vols à avoir quitté Tunis en matinée est celui transportant des supporteurs du Club africain, l'une des principales formations tunisiennes de football, qui doit jouer un match important au Caire vendredi.