Afrique

Vidéo - En RDC, le comité laïc de coordination se dit traqué par le pouvoir

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Récit : Anaïs Renevier, montage : Clémence Dehondt
©TV5MONDE

Ils sont à l'origine des deux dernières marches pacifiques en République démocratique du Congo. Le Comité laïc de Coordination est devenu un acteur-clé dans la contestation congolaise. Mais depuis le 31 décembre 2017, cette organisation se dit traquée par le régime de Joseph Kabila.

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Cela fait près d'un mois qu'elle vit cachée, sans voir sa famille. Léonie Kandolo fait partie du comité laïc de coordination qui a appelé aux marches anti-Kabila du 31 décembre et du dimanche 21 janvier 2018. Elle est visée par un mandat d'arrêt de la justice congolaise. 

Nous sommes des clandestins dans notre propre pays, dans notre propore ville. Nous sommes clandestins chez ceux qui nous protègent. C'est très difficile à vivre. Cette clandestinité pèse sur nos familles, sur nos enfants. Tout ça parce qu'on demande le respect de la loi ? C'est vraiment pénible.

Léonie Kandolo, comité laïc de coordination

C'est depuis sa cachette qu'elle a appris le bilan des répressions violentes des marches de dimanche à la sortie de la messe... au moins 6 morts, des blessés, et des centaines d'arrestations... Léonie pense aux victimes, mais aussi à la suite. 
 

Avec le ralliement des autres confessions, musulmans, protestants, kimbanguistes, qui ont marché avec nous le 21 janvier, nous pensons que nous sommes sur la bonne voie. Nous pensons que nous ne pouvons pas céder car nous nous battons pour tous les Congolais.  

Léonie Kandolo, comité laïc de coordination

Soutiens

Le comité laïc de coordination bénéficie de nombreux soutiens au sein l'Eglise catholique, notamment celui du très puissant cardinal Laurent Monsengwo. Mardi 23 janvier, il a condamné la répression violente de la marche du 21 janvier par les forces de l'ordre. "Sommes-nous dans une prison à ciel ouvert ?", s'est-il demandé lors d'une conférence de presse.
Plusieurs membres du comité laïc de coordination sont recherchés par les autorités. Ils demandent au président Kabila de ne pas briguer un troisième mandat et se disent prêt à mener d'autres actions.