Afrique

Vidéo - Nouvelle attaque meurtrière des milices Maï-Maï à Béni en RD Congo

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Récit : P. FÉRUS | TV5MONDE | Montage : S. ALAYRANGUES

Lundi 19 février 2018. Avant le lever du jour, des milices Maï-Maï ont pris pour cible une position militaire des forces de RD Congo. L'attaque a entrainé une série d'affrontements violents avec au milieu, le population civile.

dans
24h après... les traînées de sang sont encore bien visibles dans l'herbe.

Elles témoignent de cette attaque perpétrée par les milices Maï Maï ici à Kahongero, dans ce quartier du sud de la ville de Béni.

Des attaques Maï-Maï de plus en plus nombreuses

Un face à face musclé avec les forces des armées de la RD Congo, survenus à l'aube ce lundi. Piégée, entre deux feux, la population civile est autant surprise que désemparée. 
Jeanine Masika, une riveraine conte méthodiquement ce qu'il s'est passé.
"Vers 5h, l'ennemi est entré. Quand les balles crépitaient je suis sortie pour fuir. Je ne savais pas ce qui se passait derrière moi. Mais j'entendais des gens qui battaient des mains et criaent à haute voix. Et j'ai appris qu'il y a trois blessés " souligne t-elle avec calme.

Trois blessés effectivement parmi les miliciens. Le bilan de l'attaque fait aussi état de quatre morts, dont un militaire et l'épouse d'un militaire, mais aussi des disparus... parmi la population.
Mes deux enfants n'étaient plus là...
 Joséphine Afoyo, riveraine

 Joséphine Afoyo, riveraine

"On est parti en laissant deux enfants à l'intérieur de la maison. Nous avons pris la fuite sous les balles, les Maï-Maï étaient nombreux."  affirme Joséphine Afoyo, habitante de la zone. "Quand nous sommes retournés à la maison, mes deux enfants n'étaient plus là. Il y a une fille de 13 ans et le bébé de 3 mois. J'ai cherché partout mais sans succès..." dit cette jeune mère de famille qui a du mal à cacher ses larmes.

Depuis les autorités de Beni l'ont confirmé. La zone est à nouveau sécurisée. 

Mais pour combien de temps ?

Depuis plusieurs semaines les attaques des Maï-Maï se multiplient. Déjà jeudi dernier, alors qu'il n'était pas sur place, une ferme appartenant au président Joseph Kabila située ici dans les hauteurs du village de Kabasha avait été directement visée par une attaque similaire.