Afrique

Vidéo - Plaidoyer pour l'abrogation de la loi anti-LGBT au Ghana

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Commentaire : Philippe Randrianarimanana / Montage : Stéphane Dard

Cibles de discrimination et de violence, les personnes issues de la communauté LGBT au Ghana mènent une vie de paria au sein de leur famille comme dans l'ensemble de la société. Pour l'ONG Human Rights Watch, les autorités ghanéennes doivent montrer l'exemple et faire le ménage dans la loi.

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C'est au lycée que Khadija a senti qu'elle était lesbienne. Depuis, elle mène une vie de recluse au Ghana dans une société fondamentalement hostile à la communauté LGBT.

Pour les autres, être lesbienne ce n'est pas une bonne chose. Cela veut dire que tu es possédée, frappée par un mauvais esprit ou par le mauvais le sort.

Khadija

Accusées de maléfices, ces personnes sont les cibles de violences collectives. 
A l'instar de Pearl, agressée une nuit chez elle par un groupe d'hommes
qui l'ont déshabillée de force pour vérifier si elle avait un sexe masculin
avant de la traîner dehors pour tenter de la brûler.

Tous ceux sur qui je pensais pouvoir compter était tous là: le chef du quartier, le pasteur, la police... J'ai compris qu'il n'y avait personne vers qui me tourner.

Pearl

Impossible non plus de se tourner vers la famille. Ces discriminations sont très souvent initiées et cautionnées dans le cercle familial. Pour Agnès, c'est sa mère qui a révélé à tout le monde qu'elle était lesbienne, provoquant ainsi la colère de son père qui veut la tuer.

Il criait. Il voulait me tuer. Aujourd'hui encore les choses ne se sont pas arrangées. Si je le vois arriver, je dois me cacher.

Agnes

Même la loi est contre elle, en vertu d'un texte datant de l'époque coloniale et qui punit les relations charnelles non naturelles.

Même en cas de violences les personnes LGBT ne vont pas à la police. Elles préfèrent ne pas aller à la police à cause de l'existence de cette loi.

Roberto Amoafo, militant des droits humains

Une loi anti-LGBT à abroger de toute urgence selon l'ONG HRW, qui rappelle dans son dernier rapport, que c'est aux autorités de protéger les LGBT et les libérer de leur condition de paria.