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Zimbabwe : l'opposition dépose un recours pour contester les résultats de la présidentielle

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©TV5MONDE / Commentaire : K.G. Barzegar / Montage : C. Gardet

Au Zimbabwe, l'opposition qui conteste la victoire d'Emmerson Mnangagwa à la présidentielle du 30 juillet a déposé un recours devant la Cour constitutionnelle de Harare. Celle-ci a 14 jours pour trancher... L'investiture du président a donc été reportée. 

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Ils ont attendu la date-butoir, ce vendredi, pour déposer leur recours...
Leurs dossiers en mains, les membres du MDC, le Mouvement pour le changement démocratique sont arrivée à la Cour constitutionnelle à Harare pour contester les résultats de la présidentielle du 30 juillet.
 
Nous demandons une décision qui reconnaisse que l'élection présidentielle n'a pas été organisée de façon appropriée, qu'elle n'a pas été organisée conformément à la Constitution, à la loi électorale, et aux critères d'équité, de justice, de transparence et de comptage.Thabani Mpofu, avocat du MDC
Le scrutin, le premier organisé au Zimbabwe après 37 ans de pouvoir de Robert Mugabe, a été remporté par le président sortant avec près de 51%, contre 44% pour le chef de l'opposition Nelson Chamisa.

Deux jours après l'élection, l'opposition est descendue dans la rue pour dénoncer des fraudes. L'armée a tiré à balles réelles, faisant au moins six morts et des dizaines de blessés...

Le président assure que l'élection a été "juste et transparente". Mais pour les partisans de Nelson Chamisa, sa victoire ne fait aucun doute. De retour au Zimbabwe au lendemain de son expulsion de Zambie, l'opposant Tendai Biti, ne compte pas en rester là.
 
Nous n'en avons pas terminé. Nous revenons jeudi prochain. Je pense que nous avons exposé la vérité car on ne peut pas cacher la vérité. Nous espérons que la Zambie et le Zimbabwe seront tenus responsables pour avoir failli de protéger les droits du peuple.Tendai Biti, figure de l'opposition et membre du MDC
Une allusion à la Zambie qui vient de lui refuser l'asile politique avant de le renvoyer au Zimbabwe, où il est désormais sous haute surveillance policière, en attente d'un procès pour "proclamation illégale de résultats électoraux" et "violence sur la voie publique".

La Cour constitutionnelle, elle, a 14 jours pour trancher sur le recours. En attendant, l'investiture du président, prévu dimanche, a été repoussée à une date ultérieure.