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Zimbabwe : Robert Mugabe ne votera pas pour son parti

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TV5MONDE

Ce lundi se tiendront des élections au Zimbabwe. Vote pour le président, les députés, les conseillers municipaux, un scrutin historique depuis la chute de l'ancien président Robert Mugabe. Ce dernier a décidé de ne pas voter pour son parti mais pour le candidat de l'opposition. 

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A la veille de ces élections historiques, celui qui fut président du Zimbabwe durant 37 ans, Robert Mugabe, bien calé dans son fauteuil, s'est expliqué deux bonnes heures.... il a réglé ses comptes. 

"J'ai été viré du parti que j'ai fondé, la ZANU-PF /// Je suis considéré maintenant comme un ennemi." Robert Mugabe, ancien président du Zimbabwe

Non seulement, il ne votera pas pour son parti. Mais il a même sous-entendu qu'il déposerait un bulletin pour l'opposition, pour le leader de l'Alliance MDC , Nelson Chamisa.
De quoi embarraser le jeune candidat...

"Je n'ai rien à voir avec ce que le président Mugabe pourrait dire en tant qu'électeur, c'est un citoyen. "
"L'élan est énorme, la victoire est certaine.  Rien n'empêchera les Zimbabwéens de la revendiquer."
Nelson Chamisa, candidat de l'opposition, leader de l'alliance MDC

Nelson Chamisa, propulsé à la tête de l'opposition après le décès de Morgan Tsvangirai, le rival historique de Robert Mugabe, veut incarné le changement. Et cela parle à une grande partie de la population.

"L'ancien système, je pense que c'est juste du vieux vin dans une nouvelle bouteille. Donc si nous votons pour une nouvelle personne au moins nous saurons qu'il s'agit d'un changement." Tafadzwa Wilson, résidente de Harare.

Mais le favori des sondages, c'est bien le président sortant Emmerson Mnangagwa. Il est crédité de 40% des suffrages.

"Peu importe qui gagne, ce que nous voulons d'eux, c'est de l'action, que les promesses de leur campagne ne soient pas des voeux pieux. Nous voulons voter, et je sais que je vais voter dès huit heures du matin. " Cainos Mtembo, résident de Harare 

Le pouvoir a garanti des élections libres et transparentes. Pour la première fois depuis 16 ans, des observateurs occidentaux surveilleront le bon déroulement du vote.