Culture

Benoît Poelvoorde : l'anti-star de Belgique

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©Pascale Bourgaux/ TV5MONDE

Benoît Poelvoorde c’est la vedette nationale belge à l’humour corrosif et décalé. À l’occasion de l’avant-première de son dernier film “Au Poste” de Quentin Dupieux, rencontre à Bruxelles...

Dans son dernier film “Au poste”, Benoît Poelvoorde interprète un commissaire qui se retrouve face à un suspect, l'acteur Grégoire Ludig, dans un poste de police.
 

Cette fois, Benoît Poelvoorde admet avoir été plus studieux que d'habitude :”j’ai dû apprendre mon texte, c’est extrêmement rare. En général, je l’apprends au maquillage parce que de toute façon, on va passer des heures à attendre qu’ils mettent leur lumière donc j’ai largement le temps de le faire à l’envers. Cette fois-ci, je n’ai pas pu, il fallait apprendre à la fois le sien et celui des autres pour que ça fonctionne bien...

Au gré des films, le belge a su garder son côté authentique : “c'est un métier qui perturbe, il n’y a rien à faire c’est bête comme métier. Être acteur force à une introspection qui n’est pas toujours nécessaire et un peu faussée. C’est une introspection qui tourne vite à une forme de narcissisme un peu crétin parce que c’est un peu paresseux. Le narcissisme c’est ce qu'il y a de plus facile, tu te regardes, tu as besoin d’un miroir et le cinéma favorise ça”, explique-t-il.

Au cinéma, il n’y a bien que là, qu’il souhaite être sous les feux des projecteurs.

“J’ai présenté un film, j’ai joué dedans, je suis comme un artisan. Vous avez aimé, vous n’avez pas aimé, ça ne fait pas de moi quelqu’un de différent. Après, je remonte dans ma voiture comme un ouvrier, comme un artisan, comme un travailleur, je ne sacralise pas du tout mon métier.” 

Il aime son métier mais déteste les tapis rouges et les médias : “je ne me compose pas un personnage, je peux faire le con à la télévision parfois mais ce n’est pas pareil… Je fais l’andouille parce que je m’ennuie. Si je m’ennuie, il y a deux manières d’agir : soit m’en aller mais c’est grossier, soit faire le con. Comme je dis, la nature a horreur du vide, si vous me laissez devant un trou, je vais m’y mettre” raconte-t-il. 

Dans un salon de l'hôtel, rapide séance d'essayages pour son prochain film, et retour, le plus vite possible à Namur, le fief natal qu'il n'a jamais quitté...