Culture

Les impressionnistes à Londres : un succès tardif

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P. Bourgaux, G. Gouet / TV5MONDE

A la fin du XIXème, des artistes français prennent le chemin de l'exil. Monet, Derain ou encore Tissot trouvent refuge à Londres et peignent leur vision de la capitale anglaise. C'est l'objet de l'exposition "Impressionnistes à Londres" au Petit Palais à Paris.

Toutes les fins d'après-midi, Claude Monet s'installe dans une chambre de l'hôpital St Thomas, pour peindre le Parlement de Londres. Cette série sera l'une de ses plus célèbres. A l'époque, pour les Anglais, le choc artistique est total. Le style impressionniste de Monet détonne, dans un pays où le style est très précis.

Claude Monet, comme beaucoup d'autres artistes français, a découvert Londres en 1860-1910. Ces artistes y ont trouvé refuge pendant la guerre franco-prussienne et la Commune de Paris.
 

André Derain succède à Monet

Quelques années plus tard, c'est André Derain qui va succéder à Monet. Il va se rendre sur les mêmes sites et va exprimer son propre point de vue et appliquer son style tout en couleur. Un style que l'on ne connaît pas plus dans la peinture britannique à ce moment-là.
 

Leur travail a une grande résonance, mais à l'époque, ni Monet, ni Derain ne séduiront les Anglais. Pas plus que Pissaro qui préfère les banlieues anonymes de Londres à ses bâtiments historiques.

James Tissot, la coqueluche

Rares sont les artistes français en exil à connaître le succès de James Tissot. Avec ses scènes de loisirs sur la Tamise, ce peintre mondain devient rapidement la coqueluche des salons londoniens.

A l'aube du XXème siècle, ces artistes français réfugiés politiques, communards ou immigrés économiques marquent à jamais la scène artistique britannique.